Découvrez le Jardin des Trois-Colombes : Un éden écologique anglais en plein Nord!

2 août 2025

Jardin des Trois-Colombes : un jardin écologique d’inspiration anglaise à visiter dans le Nord

Situé à la base des monts de Flandres (59) dans un cadre champêtre, le jardin des Trois-Colombes est l’œuvre d’Yvon Ghillebaert. Inspiré par les jardins britanniques tant dans la disposition que dans la sélection des espèces végétales, ce jardin a été conçu dès le départ avec une approche écologique. Découvrez ce lieu enchanté.

Depuis plus de 30 ans, Yvon Ghillebaert nourrit sa passion pour le jardinage.

Il n’y a pas de cage à oiseaux dans le jardin des Trois-Colombes à Godewaersvelde, mais vous y trouverez une multitude d’oiseaux attirés par les nombreux arbustes et fleurs. Yvon Ghillebaert, le créateur du jardin, a souhaité créer un havre de paix en contraste avec l’agriculture intensive des alentours. Et le nom du jardin ? « Pour être honnête, explique Yvon, je suis un passionné de diversité et j’ai choisi ce nom en référence à une chanson de Joe Dassin de 1976 !« 

Influences britanniques

Les roses triomphent ! Au premier plan, le rosier buisson ‘Sourire d’orchidée’ crée un tapis floral d’où émerge ‘Ghislaine de Féligonde’, un rosier généreux aux effluves enivrants qui s’élance sur une arche.

L’histoire de ce jardin commence quand Yvon et Martine, sa femme, acquièrent dans les années 1980 une ferme avec un verger de demi-hectare dans les monts de Flandres, entre Lille et Dunkerque (59). Après une tempête qui endommage les arbres fruitiers, une vaste zone herbeuse offre à Yvon l’opportunité de créer un jardin d’agrément.

Pour s’inspirer, le couple visite plusieurs jardins remarquables en Belgique et en Angleterre, y compris les célèbres jardins de Great Dixter à Northiam. Grâce à ces visites, ils acquièrent une expertise et commencent peu à peu à reproduire chez eux le style de jardin qu’ils admirent. « J’apprécie l’agencement à l’anglaise et la liberté des compositions, précise Yvon, mais tout doit être bien structuré et organisé.« 

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Autour de ‘Gros Provins panaché’, un rosier spectaculaire aux larges pétales blancs rayés de rose, se déploient les fleurs jaunes vaporeuses du pigamon ‘Glaucum’ et les élégants épis lilas pâle du pied-d’alouette ‘Cha Cha’.

Au début des années 2000, sans plan préconçu, Yvon agrandit les massifs bien au-delà de la maison, dessinant des allées sinueuses dans le style des jardins anglais. Il combine dans ces massifs des rosiers, des plantes vivaces, des graminées et des arbustes à fleurs, ajoutant quelques arbres fruitiers et des essences ornementales.

Avec le temps, le jardin évolue, les massifs se développent et présentent de belles proportions ainsi que des compositions de plantes élégantes. « J’apprécie les massifs agencés librement mais dans un cadre bien dessiné et structuré.« 

Charme champêtre

Parmi les ombelles blanches de Grafia golaka, se distinguent à droite le feuillage vert de l’herbe-aux-diamants et à gauche les épillets de la graminée Stipa gigantea.

Yvon marie aux vivaces et arbustes des graminées et des fleurs au charme champêtre. La pâture existante, fauchée deux fois par an, devient un refuge pour les insectes.

« La générosité des arbustes, vivaces et rosiers est complétée par la fluidité des graminées, » explique Yvon.

Au fond, un bosquet sauvage préserve le jardin des champs cultivés alentour, formant un corridor écologique. « C’est vital pour la faune locale, souligne Yvon, car l’agriculture intensive de la région a réduit les populations d’insectes et d’oiseaux.« 

Pour protéger et accueillir la faune sauvage, Yvon privilégie la plantation d’espèces qui offrent abri et nourriture. « C’est une petite contribution face à un vaste problème, ajoute-t-il, mais chaque jardinier a un rôle à jouer.« 

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Engagé écologiquement, il bannit les produits chimiques et recycle les déchets organiques en compost, qui enrichit le sol du jardin.

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Cycles bénéfiques

À l’origine, la clôture en ganivelle servait à délimiter le potager. Aujourd’hui, elle protège les cultures des animaux sauvages.

Grâce au recyclage des déchets verts, le jardin fonctionne en quasi-autarcie, ce qui se traduit par la vigueur des plantations. Le potager, bien que modeste, fournit à Yvon et sa femme des légumes frais.

Les ganivelles, initialement destinées à séparer le potager, empêchent désormais les chevreuils de pénétrer. Cela montre que l’objectif d’Yvon de recréer un écosystème riche est atteint.

Aujourd’hui, le défi est de gérer le manque d’eau. Yvon et Martine adaptent leurs choix de plantes et leurs techniques de culture pour que le jardin prospère.

Art romantique et écologie

Un coin de verdure pour se reposer et contempler

Transition champêtre

Un simple coin d’herbe prévaut ici sur une haie taillée. L’art de mettre en valeur les ornements de jardin est manifesté par un banc placé au milieu d’une prairie fleurie, créant un lien naturel entre le jardin et les champs environnants.

Gestion différenciée

Pour délimiter l’espace autour du banc, la pelouse est régulièrement tondue. Toutefois, les zones périphériques sont fauchées seulement deux fois par saison, permettant aux graminées et aux fleurs sauvages de prospérer, offrant ainsi un refuge aux insectes.

Rosier ‘Sourire d’orchidée’

Un rosier polyvalent

Le rosier ‘Sourire d’orchidée’, créé par les pépinières Paul Croix, évoque le charme des variétés anciennes avec ses branches qui s’étendent sur 4 m et ses grappes de fleurs semi-doubles, du blanc au rose nacré. Son parfum est un mélange de rose et de pomme.

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Un rosier à la fois grimpant et buissonnant

Ce rosier, qui aime le soleil et un bon sol de jardin, est classé comme grimpant mais peut aussi être cultivé comme un arbuste paysager. Pour cela, il suffit de ne pas lui fournir de support et de tailler ses branches chaque printemps.

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Autres paysages du jardin

Le lis des steppes ‘Romance’, avec sa délicate silhouette, élève ses épis de fleurs rose saumon pâle à plus de 1,50 m de hauteur, de juin à fin juillet.

Le Sisyrinchium striatum, cousin de l’iris, possède des rhizomes d’où émerge un feuillage persistant grisâtre. En juin et juillet, il produit des fleurs jaune pâle marquées de pourpre.

Sous les branches d’un catalpa doré (C. bignonioides ‘Aurea’), une composition de plantes vivaces champêtres, agrémentée de roses et de digitales, s’épanouit le long d’une clôture en rondins qui soutient les fleurs les plus lourdes.

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