Aleurodes envahissants: Techniques efficaces pour les reconnaître et les éliminer!

1 septembre 2025

Aleurodes : comment reconnaître et éliminer ces moucherons blancs ?

Que vous soyez dans une serre, un jardin potager ou un jardin d’agrément, la présence d’un essaim de centaines de petits moucherons blancs au-dessus des végétaux est un signal d’alarme. Ces nuisibles sont probablement des aleurodes, aussi connus sous le nom de mouches blanches. Ce sont des insectes qui se nourrissent de la sève des plantes et peuvent causer des dommages considérables, allant jusqu’à la mort des plantes affectées. Apprenez tout sur ce petit ravageur afin de mieux le combattre, l’éliminer et prévenir son infestation.

Identification de l’aleurode

Les aleurodes, ou mouches blanches, appartiennent à l’ordre des Hémiptères sternorynques, proches des cochenilles, des pucerons et des psylles. Ils constituent la famille des Aleurodidées. Ces insectes minuscules et blancs sont présents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et sont considérés comme des ravageurs redoutables pour de nombreuses plantes potagères, d’intérieur ou d’ornement.

Caractéristiques et cycle de vie

Les aleurodes mesurent de 1 à 3 mm. En tant qu’insectes piqueurs et suceurs de sève, ils possèdent deux paires d’ailes qui se replient en forme de toit au repos, des pièces buccales pour percer les plantes, des antennes et de longues pattes. Leur corps et leurs ailes sont couverts d’une poudre blanche cireuse. Il existe plus de 1200 espèces d’aleurodes, mais seulement une soixantaine sont présentes en Europe. Ces parasites sont particulièrement friands de chaleur.

Les aleurodes déposent des œufs jaunâtres sous les feuilles des plantes hôtes, pouvant atteindre 600 œufs par femelle.

Les larves, souvent plates et ovales, varient en couleur. Elles traversent quatre stades de développement et, à l’instar des adultes, se nourrissent des tissus végétaux. Certaines espèces peuvent produire plusieurs générations successives en une saison. À l’arrivée du froid, les œufs, les larves et les femelles peuvent survivre en hibernant.

Diversité des espèces d’aleurodes

Parmi les espèces d’aleurodes les plus communes dans nos jardins et vergers, on trouve : 

  • L’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) : ce ravageur majeur s’attaque principalement aux Solanacées (tomates, aubergines), aux Cucurbitacées (courges, concombres…) et à diverses espèces de fleurs cultivées en serre. Ils se reproduisent continuellement et produisent plusieurs générations par an.
  • L’aleurode du tabac (Bemisia tabaci) : cet aleurode polyphage peut causer d’importants dégâts sur les cultures de tomates en serre.
  • L’aleurode floconneux des agrumes (Aleurothrixus floccosus) : ce parasite, spécifique aux agrumes, se développe rapidement.
  • L’aleurode noir des oliviers (Aleurolobus olivinus) : les larves de cet aleurode sont noires, ressemblant à des cochenilles, et se trouvent principalement sur la face supérieure des feuilles. Il y a généralement une seule génération par an.
  • L’aleurode spiralant (Aleurodicus dispersus) : originaire des Caraïbes, cet aleurode de grande taille est surveillé de près en raison du risque qu’il devienne envahissant avec le réchauffement climatique.
  • L’aleurode du chou (Aleyrodes proletella) et l’aleurode des fraisiers (Aleyrodes lonicerae) : les dommages causés par ces deux aleurodes de jardin sont relativement limités.

Quels sont les dommages causés par les aleurodes ?

Les aleurodes infestent aussi bien les plantes d’intérieur que les végétaux en extérieur, et se multiplient aisément dans les serres ou les vérandas où l’atmosphère est chaude. 

Impact sur le feuillage

Que ce soit sur les plantes d’appartement, les cultures sous serre ou les plantes ornementales telles que le chèvrefeuille, le charme, l’azalée, le rhododendron ou encore les viornes, les aleurodes puisent la sève en piquant les tissus végétaux. Il en résulte des marques de succion sur les feuilles, tandis que les plantes s’affaiblissent et se flétrissent. Dans les cas d’infestation sévère, les plantes peuvent même mourir. 

Les aleurodes comme vecteurs de maladies

Les dégâts indirects sont également notables, notamment à cause de l’excrétion de miellat qui favorise le développement de la fumagine, nuisible pour les plantes. 

De plus, les aleurodes sont capables de transmettre de nombreux virus destructeurs pour les végétaux.

 

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Comment éliminer les aleurodes ?

En présence d’une infestation d’aleurodes, il est crucial d’intervenir rapidement. Si les aleurodes colonisent une plante d’intérieur, il est impératif de l’isoler à l’extérieur. Plusieurs méthodes naturelles sont à privilégier pour les combattre.

Méthodes de traitement naturel

La lutte biologique contre les aleurodes est efficace, même à grande échelle. Elle repose sur différentes approches écologiques : 

  • Le savon noir, mélangé à de l’eau et enrichi de quelques gouttes d’huile végétale, est efficace lorsqu’il est appliqué sur la face inférieure des feuilles (30 g de savon noir par litre d’eau).
  • L’infusion de tanaisie peut également servir de traitement.
  • L’huile essentielle de géranium rosat est un autre moyen efficace pour éradiquer une colonie d’aleurodes. Utilisez 20 gouttes pour un litre d’eau.
  • La capture des adultes avec des pièges chromatiques jaunes aide à réduire la reproduction en début d’infestation. Cependant, ces pièges, non sélectifs, peuvent aussi capturer d’autres insectes utiles.
  • En cas d’attaque sévère, il est possible de recourir au pyrèthre végétal, un insecticide naturel mais non sélectif.

Prédateurs naturels

À grande échelle, dans les serres commerciales, la lutte biologique implique l’introduction de prédateurs naturels

  • La guêpe parasitaire Encarsia formosa s’est avérée très utile dans les serres, particulièrement sur les cultures de tomates ou de concombres. Elle est désormais disponible pour les jardiniers amateurs sous forme d’œufs à disperser parmi les plantations.
  • La punaise Macrolophus pygmaeus est un prédateur polyphage efficace qui se nourrit d’aleurodes, mais aussi de pucerons ou de thrips. Elle est également accessible aux jardiniers particuliers.
  • Certaines espèces de coccinelles (Serangium parcesetosum, Nephasis oculata et Clitosthetus arcuatus) sont aussi d’excellents prédateurs d’aleurodes.

Prévention contre les aleurodes

Prévenir une invasion d’aleurodes est souvent plus sage que de lutter contre une infestation établie. Voici quelques méthodes préventives que le jardinier amateur peut appliquer.

Mesures préventives

  • Dans le jardin d’ornement ou le potager, il est conseillé de maintenir une certaine humidité avec des arrosages fréquents et l’installation d’un paillage organique.
  • L’aération des serres et des châssis est cruciale pour introduire de la fraîcheur, peu appréciée par les aleurodes.
  • L’utilisation de filets anti-insectes peut être très efficace, que ce soit au jardin ou sous abri.
  • Le purin d’ortie est reconnu pour son effet répulsif contre les aleurodes.
  • Il est recommandé de sortir régulièrement les plantes d’intérieur, par exemple lors de petites pluies.

Plantation de plantes répulsives

Planter des végétaux répulsifs tels que les œillets et les roses d’Inde (Tagetes), le souci (Calendula), et le basilic, peut aider à éloigner les aleurodes, qui sont dérangés par les odeurs fortes.

FAQ sur les aleurodes

Qu’est-ce qui attire les aleurodes ? 

La chaleur est le principal facteur qui attire les aleurodes, raison pour laquelle ils prolifèrent souvent dans les serres ou sur les plantes d’intérieur conservées en véranda.

Comment éliminer les mouches blanches ?

Outre les méthodes naturelles mentionnées précédemment, certaines astuces traditionnelles peuvent s’avérer utiles pour les plantes d’intérieur. Par exemple, l’utilisation de savon de Marseille dilué dans de l’eau et appliqué sur la face inférieure des feuilles. Des pulvérisations d’huile de colza peuvent affecter les œufs, les larves et les adultes.

Quels sont les dommages causés par les aleurodes sur les végétaux ? 

Les aleurodes extraient la sève des végétaux en perforant les tissus. Ces piqûres créent de petites lésions qui affaiblissent la plante, provoquent le jaunissement des feuilles et peuvent même entraîner la mort de la plante. Après avoir prélevé la sève, les aleurodes excrètent un miellat riche en sucre, qui rend les feuilles collantes. Ce miellat favorise le développement de la fumagine qui bloque la photosynthèse, causant la mort de la plante. L’aleurode peut également être vecteur de virus pathogènes.

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