Le mois dernier, on parlait de la coupe menstruelle

C’était ici. Je vous racontais comment et pourquoi j’en étais venue à l’utiliser après plusieurs années de cheminement. J’ai totalement abandonné les protections périodiques classiques depuis janvier et j’en suis absolument ravie, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans mon petit cycle féminin. A une exception près…je souffre de mycoses chroniques depuis le mois de février 2016. Je l’avais rapidement évoqué dans le billet de la coupe menstruelle en vous disant qu’on en reparlerait plus longuement pour compléter la série « Spéciale Filles », on y est ! On était déjà pas mal dans le tabou avec le billet sur les règles, mais alors là, attention les stations, je vais péter les scores. Oh My God elle parle de mycoses vaginales sur son blog 😮 Ben oui, j’en parle, parce que c’est un vrai problème face auquel on se retrouve bien désemparée quand on dépasse le stade de la simple affection occasionnelle qu’on traite avec les médicaments disponibles dans toutes les pharmacies : ovules et crèmes. Quand on sort de ce moule là, on se rend compte que l’équilibre intime féminin, c’est pas si simple, et qu’une fois qu’on est en galère ça peut durer longtemps, très longtemps. Février 2016 -> juin 2017, vous voyez le tableau ? Et je suis encore loin d’être tirée d’affaire.

Tout à la fin du roman que vous avez sous les yeux, vous pourrez gagner un lot de probiotiques Astarte que j’ai pu tester dans le cadre de mon traitement et qui ont donné d’excellents résultats.

Le rapport avec le stérilet dans le titre du billet, allez-vous me demander.

J’y viens.

Mais avant on va faire un bref rappel de mon historique contraceptif. De l’arrivée de mes règles à 17 ans (oui, c’était tard !), jusqu’à mes premiers essais bébé en 2010, j’ai pris la pilule. J’en ai pris plusieurs, dont j’ai oublié les noms mais qui étaient les plus répandues je crois à l’époque. En janvier 2010, j’ai stoppé cette fameuse pilule et mon corps m’a bien fait comprendre combien je l’avais malmené avec ce truc : il a fallu 16 mois pour que je retrouve un cycle normal, nous en étions à nous demander si nous n’allions pas devoir faire des tests en vue d’une éventuelle infertilité. Rien de tout cela finalement, mon corps avait simplement besoin d’un temps fou pour réapprendre à fonctionner tout seul. Ma grossesse est finalement arrivée en juillet 2011, démarrant sans aucun problèmes à l’horizon.

Et puis à 34 SA, le couperet tombe. Après 7 mois de grossesse sans l’ombre d’un souci, tous les voyants se mirent à clignoter façon rouge cramoisi, les constantes se faisaient la malle, je me grattais jusqu’au sang et mon bébé manifestait un rythme cardiaque inquiétant. Diagnostic : cholestase gravidique aigüe. Une maladie hépatique spécifique à la grossesse, favorisée par l’emballement hormonal de la gestation et qui chez moi, avait trouvé un terrain ultra-favorable : sans le savoir, pendant 10 années de pilule, mon foie avait souffert bien plus que de raison sans jamais rien montrer de visible, et les modifications hormonales de la grossesse lui avaient asséné le coup de grâce. Le pauvre ne pouvait plus suivre. Ma grossesse s’est soldée à 37 SA + 2 jours par un déclenchement en urgence dramatique pour mon bébé et pour moi, dont nous avons mis du temps à nous remettre tant physiquement que psychologiquement.

J’étais dès lors interdite de pilule.

Ma deuxième grossesse est arrivée sur retour de couches après 18 mois d’allaitement (oui, mon retour de couches est arrivé super tard, il faut croire que je ne fais rien comme les autres en matière de fonctionnement menstruel^^). Je n’avais repris aucun contraceptif depuis la naissance de ma fille, sachant que de toute façon il y aurait un second bébé dans cette maison. Marin est arrivé, là encore mon retour de couches s’est manifesté tard, après 13 mois d’allaitement. Au même moment, je me séparais du papa et n’ayant pas spécialement en projet de reprendre une vie amoureuse dans l’immédiat, j’ai donc choisi de ne pas recourir à un autre moyen de contraception. Finalement, quelques mois plus tard, j’optais pour le stérilet au cuivre, refusant désormais tout contraceptif hormonal que je savais néfaste pour ma santé à court, moyen et long terme. C’est fin novembre 2015 que j’ai donc consulté ma sage-femme pour me faire poser mon DIU.

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Une première mycose est arrivée en février 2016.

Au début bien sûr, je n’ai pas fait le lien, j’ai pris un traitement classique comme j’en avais déjà pris par le passé, les choses sont rentrées dans l’ordre. Je tolérais très bien mon stérilet, aucune douleur ni aucune gêne particulière, si ce n’est une augmentation considérable de mon flux de règles qui était déjà assez important. Mes règles pouvaient durer jusqu’à 12 ou 14 jours, avec 4 à 6 jours de flux très fort.  J’ai mis un peu de temps à gérer ça correctement, et comme je le disais dans le billet sur la coupe menstruelle c’est vraiment avec cette petite merveille que j’ai pu enfin reprendre une vie normale pendant mes règles sous DIU les jours de très gros flux.

Trois semaines après la première mycose, de nouveaux symptômes apparaissaient. Nouvelle mycose, nouveau traitement. Nouvelle période de calme, jusqu’au cycle suivant, etc etc. En septembre, je demandais à ma sage femme de me prescrire des analyses un peu poussées pour comprendre ce qu’il se passait. Résultat : absence complète de la flore de Döderlein.

La flore de Döderlein, qu’est-ce que c’est ?

C’est la flore « normale » du vagin. Autrement dit, la colonie de bactéries et lactobacilles indispensables au bon fonctionnement de l’appareil génital féminin et à sa protection contre les invasions et notamment contre les invasions fongiques. Quand cette flore de Döderlein est en bonne santé, elle empêche le développement des mauvaises bactéries et des germes responsables des mycoses. On comprendra mieux alors le « aïe aïe aïe » de ma sage-femme, à la lecture des résultats au niveau de la ligne « Flore de Döderlein : absente ».

En gros, je n’étais absolument plus protégée, d’où la récidive permanente de mes problèmes même si sur le moment les traitements apportaient un mieux : au cycle suivant, l’acidité excessive ramenée par mon flux menstruel qui durait trop longtemps et en trop grande quantité mettait tous les efforts par terre et anéantissait à nouveau tout ce qui avait pu se reconstituer jusque là. J’ai donc fait une première cure de probiotioques sur 3 mois, censée rétablir tout ça. Une légère amélioration aux résultats suivants, mais pas suffisante. Après deux mois sans mycoses, la situation était revenue au point de départ. A cette époque nous sommes en janvier 2017 et je n’ai donc toujours aucune solution durable à mon problème. Nouvelles prises de sang, même constat : absence de la flore magique.

C’est là que ma sage-femme a commencé à me demander la chronologie exacte des événements, et qu’on a finit par se rendre compte que tout avait commencé peu après la pose de mon stérilet. Et que j’ai découvert l’un des effets secondaires assez peu connu finalement du stérilet au cuivre : sa capacité à acidifier le PH vaginal. Par quel processus me direz-vous ? Tout simplement par l’augmentation du flux sanguin. Un excès de sang acidifie le milieu vaginal, or le stérilet est connu pour augmenter considérablement le flux chez certaines femmes. Dont je fais partie.

L’acidité, les germes adorent ça, et la flore de Döderlein, pas vraiment. Nous avons donc fait une mesure de PH pendant mes règles à la fin du mois de février. Acidité défiant toute concurrence, bien sûr. On avait donc trouvé la source du problème. Et le problème en fait, c’était mon stérilet, que je croyais très bien tolérer et qui au final, avait mis à mal l’ensemble de mon système génital. Un nouveau traitement sur 30 jours m’a été prescrit par mon médecin généraliste cette fois, sans grand succès, et mon stérilet a été retiré au début du mois d’avril.

J’ai donc désormais un gros problème de contraception.

Je ne peux pas prendre d’hormones, sauf si j’ai envie de terminer d’assassiner mon foie. Je ne peux pas mettre de stérilet au cuivre, car visiblement mes bactéries intimes ne sont pas trop trop d’accord. Qui dit pas de pilule dit pas non plus d’implant, et encore moins de DIU hormonal type Mirena (d’autant que les récits d’effets secondaires qui se multiplient avec ce dispositif donnent envie de tout sauf de l’utiliser). Ma sage-femme m’a parlé d’une nouvelle pilule, encore moins dosée que celle qu’on donne aux femmes qui viennent d’accoucher et qui selon elle serait sans risque pour mes antécédents hépatiques. Je refuse de tester, principe de précaution, j’ai besoin de mon foie encore quelques années et en cas d’erreur sur la prétendue innocuité de la dite pilule pour mon cas, je n’aurai plus que mes yeux pour pleurer. En gros, à moins de passer par une ligature des trompes ou par une abstinence définitive, il semblerait que la contraception devienne un sujet compliqué pour moi. J’ai vu passer il y a quinze jours une découverte scientifique intéressante sur une pilule à base de végétaux et sans hormones, mais qui ne sera pas disponible avant un bon moment car tous les tests n’ont pas encore été validés ( plus d’infos ici)…bref, il va falloir faire très attention pendant un bon moment.

Je poursuis mes traitements en attendant.

Là où le hasard fait bien les choses, c’est qu’en mars une lectrice m’a contactée (sans avoir aucune connaissance de mon problème de mycose chronique dont je parle ici) pour me proposer de tester une nouvelle gamme de probiotiques féminins, Astarte, qu’elle diffuse par le biais de la société Parilene. Ce ne sont pas des médicaments mais des compléments alimentaires, à base de 4 souches de lactobacilles essentielles au bon fonctionnement de la flore vaginale. Ils peuvent être utilisés pour les mycoses comme dans mon cas mais aussi pour toutes les petites gênes intimes qu’une femme peut ressentir au quotidien et pour prévenir les périodes à risques (traitement antibiotiques, périodes de règles ou de stress, tout cela favorisant l’apparition des dérèglements de la flore).

En temps normal, c’est le genre de partenariat que j’aurais refusé, n’ayant aucun moyen d’introduire un produit de ce type dans mes publications car la pharmacie et le médicament de façon générale n’ont pas du tout leur place dans la ligne éditoriale du blog. J’étais à 10 jours du retrait de mon stérilet et prête à demander à ma sage-femme une nouvelle cure de probiotiques pour tenter, une nouvelle fois, de rééquilibrer mes petites bactéries en souffrance. J’ai donc accepté. Le traitement peut se prendre de deux façons : en curatif sur 7 jours ( une gélule le matin et le soir), ou en « soutien » sur 14 jours. J’ai opté pour le curatif 7 jours et effectivement ça a bien marché, j’ai constaté une baisse significative des symptômes dès le 4ème jour de prise. J’ai fait un point ensuite avec ma sage-femme qui a constaté le recul du problème. Je suis donc plutôt satisfaite de ce test, même si bien sûr ce traitement seul ne suffit pas à résorber la situation, mon cas étant quand même assez avancé.

Pour continuer à lutter contre mon problème ma sage-femme m’a donné un nouveau traitement à commencer 7 jours après la fin d’Astarte. Ce nouveau traitement est en cours, pour encore 10 jours.. Malheureusement je crains qu’il ne soit pas adapté à ce que j’ai : les symptômes repartent, encore…et je commence à me demander si je vais m’en sortir un jour, de ces fichues mycoses. Je dois encore faire des analyses, et des prises de sang…si j’avais su que le stérilet m’amènerait autant de soucis, je me serais abstenue, bonjour les dégâts ! En attendant je vais reprendre de l’Astarte en curatif, puisque là au moins j’ai eu des résultats, pas définitifs mais au moins significatifs et qui font que c’est un peu plus vivable.

Parilene nous propose d’ailleurs un petit jeu !

probiotiques féminins astarteEt m’a gentiment proposé de vous faire gagner une boîte de leurs probiotiques Astarte (pour un traitement classique de 7 jours curatif ou 14 jours soutien), alors c’est peut-être l’occasion de tenter 🙂 Pour participer c’est très simple, il vous suffit de répondre à la question suivante :

Quelles sont les souches de lactobacilles présentes dans les compléments alimentaires Astarte ?

L’information se trouve quelque part sur le site internet de Parilene ! Les réponses sont acceptées ici (et seulement ici !) en commentaires jusqu’au vendredi 23 juin à minuit, j’annoncerai le ou la gagnante sur instagram et en édit de ce billet dans la journée du lundi 26 juin.

Et si vous avez des solutions pour moi et bien, je suis preneuse de vos retours d’expériences et des différentes choses que vous avez pu tester pour venir à bout de ce problème vraiment très, très pénible au quotidien. Je vais tester très bientôt des solutions naturelles comme un mélange huile de coco / huile essentielle de tea tree, on va bien voir ce que ça donne. Merci à vous !

A bientôt !

Billet sponsorisé par Astarte / Parilene
Crédit photo : Fotolia.

Le stérilet et moi