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Je t’aime.

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Pourquoi t’aimer quand tu fais de la Vie un concours permanent ? Pourquoi t’aimer quand tu détruis tout ce qui t’entoures ?

Pourquoi t’aimer quand tu laisses tant de tes semblables mourir dans les eaux bleues ?

Pourquoi t’aimer quand à la violence, tu ne réponds que par une violence plus grande encore ?

Pourquoi t’aimer quand tu n’amènes qu’à la révolte ?

Pourquoi t’aimer, dis-le moi si tu en as la moindre idée.

Et pourtant, je t’aime.

Je t’aime parce que je crois que c’est de cela que tu manques. Je t’aime parce que tu as besoin d’entendre que tu es beau, que tu es grand, que tu es fort, pour y croire et t’élever. Je t’aime parce que tu es plein de ressources, enfouies si loin sous les douleurs, les souffrances et les traumas. Je t’aime parce que chacune des entités qui te compose n’aspire qu’à une chose : créer chez l’autre une réaction, une preuve de son existence. Et si ce n’est pas celle de l’amour qu’elle parvient à décrocher, alors ce sera celle de la haine. Tant qu’il se passe quelque chose.

Pourvu qu’il se passe quelque chose.

Je t’aime parce que je crois que c’est de cela que tu manques. Je t’aime parce que derrière ta violence, je lis ta blessure profonde, et qu’aucune blessure ne guérit je crois, quand on ne fait que la rendre plus béante par l’enfer du désespoir et les abysses du rejet. Tes blessures ont besoin de caresses tendres que je veux te donner, car c’est en arrêtant de souffrir que tu aimeras en retour.

Je t’aime.

Tu es dur et j’en souffre, parfois. Mais je t’aime et continuerai à t’aimer. A te tendre la main, toujours.

A ne pas t’enfermer dans ce que tu as été, car demain est un autre jour où je te laisse le droit d’être un autre, de me surprendre par la grandeur de ta résilience.

Je t’aime.

Car je crois qu’il n’y a que par la puissance de l’amour, universel et entier, que tu pourras changer.

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Merci à Damien, Vincent, Tatiana, Sherii, Coco et tous ceux qui ont nourri aujourd’hui mon besoin profond de donner, d’aimer, toujours.