Aaaaaaaaah, mon Bujo.

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Mon Bujo, mon Bullet, mon Carnet…il prend différents noms en cours de journée mais c’est bien lui, mon Bullet Journal, dont je vous avais parlé un peu ici lors de ma découverte du concept mi-juillet. 45 jours plus tard, je ne passe plus un jour, voire une heure, sans l’utiliser.

Petit retour sur la méthode

Le Bullet Journal c’est un mix parfait entre l’agenda, le journal de bord, le journal intime et le deuxième cerveau qu’on cherche partout pour se libérer l’esprit de la tonne de choses auxquelles ont doit penser tous les jours. Rapidement, il s’agit de transformer les feuilles volantes (qui se perdent, puisqu’elles volent, cqfd) et le carnet où on griffonne des trucs alors qu’on ne pourra jamais les retrouver tellement c’est fouillis, en un carnet qui peut être tout aussi fouillis mais qui, ingénieuse idée, possède une table des matières ! A ce moment là, tout devient possible. On peut noter tout ce qu’on veut, où on veut, on le retrouvera toujours parce que les pages sont numérotées et que le sommaire nous donne gentiment l’information qu’on lui demande. On peut alors y insérer les fonctions classiques de l’agenda (plannings quotidiens, hebdomadaires, mensuels, annuels, mais avec le gros avantage d’être complètement personnalisés en fonction de vos besoins, on y reviendra plus loin), noter tout ce à quoi on pense pour la réalisation d’un projet, garder une trace de ce super week-end avec les copains ou préparer la liste du matériel pour les vacances…Bref, le Bujo devient l’annexe directe de votre cerveau, l’antichambre de votre organisation, on prend les pages comme elles viennent les unes après les autres, on écrit tout ce dont on a besoin et, miracle, on retrouve tout, absolument tout. Si c’est pas beau, ça.

Un petit tour dans mon Bujo ?

Parmi les bases de la structure du Bullet Journal, il y a le Future Log, autrement dit une vue sur le long terme. On y note les choses importantes comme le mariage de Dédé en juillet, le rendez-vous chez l’ophtalmo dans 3 mois…Chez moi il s’étale sur 6 mois et se présente comme ceci :

Future Log Bullet Journal

Une vue sur 6 mois en colonnes verticales, permettant d’indiquer plusieurs informations sur une même ligne. En effet, nous sommes plusieurs à la maison et je peux être quelque part pendant que ma fille est ailleurs et mon fils encore à un autre endroit, que leur papa est absent plusieurs jours ou que mon compagnon pose une semaine de vacances. Ainsi j’ai une vue simultanée de toutes les personnes qui font mon quotidien. Sur la page de droite, je détaille les différents codes couleurs présents sur la page de gauche, ainsi que les anniversaires de chaque mois.

Dès que je reçois une information sur un événement à venir, comme par exemple ma mère qui me donne les dates du ski pour les enfants souvent longtemps à l’avance, je le note ici. Vient ensuite le planning mensuel, autre base du Bujo. Quand on le créé, on jette un oeil au future log pour vérifier les éventuelles informations à reporter sur le mois en cours. Pour l’instant, je n’en ai fait qu’un seul, dont je ne suis pas satisfaite (ni fonctionnellement, et encore moins esthétiquement), et qui va donc changer dès Septembre. Il se présente comme ceci :

Montlhy Log Bullet Journal

Une grille du mois permettant de noter les choses importantes (vous noterez l’absence de choses importantes d’ailleurs ce mois-ci 😀 Pas de violence, c’est les vacances !), une liste d’objectifs pour le mois, une liste de tâches à réaliser dans le mois, un aperçu rapide du mois suivant, et ce qu’on appelle un « tracker » chez les Bujottistes (?!). Une sorte de petit tableau permettant de suivre certaines habitudes, nous rappeler qu’on peut/doit faire un truc spécial si on a 5 minutes, ou se motiver pour réussir quelque chose (ce qui n’est pas le cas par exemple des 10 cigarettes maximum par jour, dont aucune case n’est cochée, bouh)

La troisième base du Bujo consiste en ce que l’on appelle dans la méthode initiale le « Daily Log », autrement dit l’entrée quotidienne. C’est à la fois une To-Do-List, un espace de prise de note pour se rappeler le titre de la super chanson entendue à la radio, pour se rappeler de se renseigner sur le briquet solaire dont votre chéri vous a parlé, pour noter la petite phrase crousti-choupi-fondante du petit dernier…bref, la vie, au jour le jour. En ce qui me concerne, elles sont quasi absente de mon Bujo, j’en ai créé seulement 6 depuis le 12 juillet. Je ne les utilise que lorsque j’ai une journée vraiment chargée, ou qu’il s’agit d’un jour important pour lequel j’ai besoin d’une page dédiée pour centraliser des informations. Par exemple, le week-end précédent mon départ en camping avec les enfants, j’ai créé des entrées quotidiennes qui m’étaient indispensables pour ne rien oublier :

Sur mes entrées quotidiennes, j’utilise une barre horaire horizontale, qui me permet de visualiser d’un coup d’oeil la répartition de mes activités sur la journée. A côté de chaque tâche de la liste, j’appose un code couleur que je reporte ensuite sur la barre horaire, pour situer l’action sur la journée.

J’utilise également des entrées quotidiennes dans le cas où je n’ai pas créé à temps mon « Weekly Log », autrement dit mon planning hebdomadaire (on y reviendra plus loin). Par exemple, ce week-end, nous étions en vadrouille, et je n’ai pu créer ma page hebdomadaire que lundi. Ayant des choses à faire ce jour là, j’ai utilisé une entrée quotidienne pour faire tampon entre les deux semaines :

Daily Log Bullet Journal

Sur cette entrée, ma liste de tâches, mais aussi un graphique permettant de préparer la création de mon planning hebdomadaire, et un petit exercice de typographie pour célébrer une journée sans enfants, la première depuis longtemps ! Les hachures bleues sur la barre horaire correspondent au temps libre -> baignade !

On en vient donc au planning hebdomadaire. Tout le monde n’en utilise pas, apparemment. En ce qui me concerne, c’est le coeur de mon Bujo, l’essence même de mon organisation. Sans lui, point de salut ! Lorsque je le crée, je jette d’abord un oeil au planning mensuel pour voir s’il y a des choses spéciales sur la semaine que je m’apprête à tracer. Pour le moment, j’en ai créé quatre. Le premier ne m’a pas du tout convenu, j’avais simplement divisé deux pages en 7 jours sans rien de plus, au bout du troisième jour ça m’a énervée de ne pas savoir où noter ce que je voulais pour que ce soit clair et je l’ai abandonné. J’ai donc réfléchi sérieusement à la question pour la semaine suivante et je me suis rendue compte que j’avais besoin des journées mais aussi des menus pour chaque jour, d’un suivi du ménage, d’un encart pour le blog, d’un encart d’objectifs, d’un encart pour les choses à ne pas oublier d’inscrire sur la semaine suivante…Mon deuxième planning hebdomadaire se présente donc comme ceci :

Initialement, je ne pensais pas faire de planning hebdo pour la semaine du 1 au 7 août car nous partions en vacances et je n’avais besoin de rien noter pour mes journées au camping. Finalement, je me suis trompée en le créant et l’ai daté du 1 au 7. J’ai finalement été bien contente d’avoir les menus quotidiens pour ajuster les courses au mieux pendant la semaine, et surtout j’ai transformé les cases journalières en souvenirs, en dessinant pour chaque jour l’événement marquant : lundi arrivée au camping, mardi un super château de sable, mercredi un concert au château, jeudi un resto pour éviter la pluie, vendredi matinée pêche, samedi feu d’artifice, et dimanche une sieste pour moi toute seule ! Quand au tracker Ménage, quel bonheur de le voir vide, pour une fois que j’ai le droit de ne pas toucher un balai ou une serpillère de la semaine 😀 Les petits graphiques « Durée des couchers » et « Heures de lever » sont des trackers qui me permettent de suivre le rythme des enfants, suite aux dernières périodes de couchers cahotiques et de levers aux aurores…avoir une vue d’ensemble me permet de mettre en relation les soucis de sommeil avec d’éventuels évènements du jour ou de la semaine et de trouver plus rapidement des solutions. Leur papa participe également à ces trackers en me donnant les infos concernant ses jours de garde, ainsi on peut voir si les problèmes sont conjoints aux départs ou retours chez l’un ou l’autre parent, et comment le sommeil se passe en fonction du parent qui s’occupe des petits.

Mon troisième planning hebdomadaire garde la même structure, avec quelques changements d’ordre essentiellement esthétiques :

Sur mon planning hebdomadaire, ma barre horaire est verticale, mais le fonctionnement est le même que sur les entrées quotidiennes. Le tracker Ménage est une grande aide pour lutter contre la procrastination et passer régulièrement un peu partout dans la maison. La semaine dernière, il ne restait plus que’une ligne non faite, et je me suis dit « allez fais-le, toutes les lignes seront validées ! ». Et du coup je me suis motivée 🙂

Maintenant que les vacances se finissent, le blog reprend de l’activité et je vais surtout reprendre le travail après de longs mois d’arrêt. Mon planning hebdomadaire pour cette semaine a donc été encore augmenté de quelques sections, afin de pouvoir avoir tout sous les yeux sans me disperser sur plusieurs pages qui risquent de s’éloigner les unes des autres. Mais sur une double page A5, la place est somme toute limitée… J’ai donc opté pour l’utilisation d’une « dutch door », autrement dit une demie page entre les deux pages principales, une sorte de volet supplémentaire qui permet de noter plus de choses dans un espace visuel qui reste identique. Une image valant mieux que mille mots :

J’ouvre mon planning hebdomadaire, apparemment tout est normal, sauf que…

…Tadam ! Tout un tas d’informations se cachent à l’intérieur du petit volet ! Ainsi, lorsque le volet est fermé, j’ai sous les yeux l’ensemble des jours, des objectifs perso et pro, et l’encart de la semaine suivante. Je peux noter à la volée tout ce qui doit l’être pour chaque jour. Quand le volet s’ouvre, on trouve tout ce qui concerne le blog et mes trackers habituels. Magique !

Avec cette formule, je pense avoir trouvé ma configuration optimale pour la semaine. Toutefois, je n’ai pas encore repris le boulot pour de bon, je suis juste en préparation, c’est pourquoi je n’ai qu’un encart d’objectifs pros et que je différencie les tâches pro en violet et perso en noir . Pour l’instant, toutes mes taches tiennent sur mon log hebdomadaire, mais sans doute serai-je obligée de trouver soit une nouvelle configuration, soit de créer un second planning hebdo dédié au travail, soit…je n’y ai pas encore réfléchi, ne sachant pas encore quels seront exactement mes besoins. C’est le gros avantage du Bujo, il n’y a aucun frein : j’ai besoin ? Je fais ! Ca ne convient pas cette semaine pour X raison ? Je change de modèle ! La page est blanche, elle n’attend que de me rendre service 🙂 Peut-être même aurai-je envie de me créer un Bujo spécial boulot ? (Qui a dit droguée ?! 😀 )

Pour l’anecdote, on me glisse dans l’oreillette que ce n’est pas la semaine 23 mais la semaine 33. Arf, tant pis, je ne ferai pas de rature, le Bujo est aussi un excellent outil de développement personnel permettant de lutter contre le perfectionnisme ! Je me suis trompée, et ça restera comme ça, tant que je le sais le ciel ne va pas me tomber sur la tête 🙂

Au delà de l’organisation

Un autre principe de base du Bullet, c’est les collections. Le mot n’est pas très explicite en français (il ne s’agit pas de collectionner des trucs, ni forcément de constituer une liste de choses), mais cela concerne tout ce qui vous passe par la tête et que vous avez besoin (ou juste envie) de noter. Ainsi, on peut créer une liste de livres à lire, une page pour réfléchir à la décoration du salon, ou toute autre chose qui vous plaît. Par exemple, cela m’a été bien utile pour les vacances :

Fini les listes qu’on pose sur le plan de travail et qui disparaissent pour être mieux recommencées, Bujo est là ! J’ai largement mesuré l’efficacité du système entre cette collection et les entrées quotidiennes du week-end avant le départ. Le dimanche soir à 18h30, tout était prêt, nous sommes partis pile à l’heure le lundi matin sans aucun stress, et sans aucun oubli !

Cette série de page, essentiellement vouée à ne rien oublier, se termine par les petits bonheurs de cette jolie semaine 🙂

Une collection spéciale fille, le suivi de cycle !

J’ai également crée une collection spéciale Bujo, listant toutes les pages que je veux y intégrer :

Une page vide qui traîne ? Pas de problème, une belle citation la remplira à merveille !

Le Bullet comme outil de développement personnel

Vous le voyez sur la photo précédente, ma liste de pages à créer contient un certain nombre d’entrées dédiées au développement personnel (je vais d’ailleurs devoir créer une collection spécifique au développement personnel car j’ai trop d’idées et d’envies pour cette thématique). En effet, au delà d’un outil pour m’organiser, j’accroche complètement au Bujo car il me permet d’améliorer ma qualité de vie. D’une part, j’approfondis enfin le dessin et la typographie, que j’ai toujours voulu travailler sans jamais y arriver, faute d’un élément récurrent me permettant de m’y atteler. Je profite désormais de toutes ces pages pour m’entraîner, essayer, colorier…cela m’apaise énormément, c’est un vrai sas de décompression comme peuvent l’être également pour moi le tricot ou le crochet, et j’ai hâte le soir de pouvoir sortir mes crayons, ouvrir mon carnet et me laisser aller à ce qui m’inspire. A celles et ceux que l’aspect dessin et typographie effraient, rassurez-vous, ce n’est pas une obligation ! Le créateur de ce concept ne fait rien de tout cela, son Bujo est des plus sobres et fonctionne très bien aussi, ce n’est pas l’apparence qui compte mais le contenu !

Ensuite, je suis actuellement, et depuis ma séparation en fait, dans une importante phase d’introspection. Je suis à un tournant de ma vie, c’est très net, et je ressens un fort besoin de pouvoir consigner tout ça quelque part, non pas pour le déposer mais pour y trouver de nouvelles perspectives. Faire le point sur moi, sur ce que je veux pour ma vie, sur mes qualités et mes compétences, sur ce qui me fait du bien, sur la nouvelle relation que je vis maintenant depuis presque un an et qui me fait me découvrir sur bien des points…bref, ce carnet est aussi un outil formidable pour atteindre mes objectifs intimes et pour m’améliorer toujours. Je reviendrai régulièrement sur cet aspect du Bullet car le potentiel est maximal et me semble intéressant à partager. J’ai déjà démarré une collection inspirée des « Gratitude Log », très célèbres chez les Bujo-addicts outre Atlantique et qui consistent à lister chaque jour les choses, gens, événements auxquels nous sommes reconnaissants. Pour ma part, je liste chaque jour trois choses positives de ma journée, et je relis souvent ce tableau pour m’extraire par exemple de l’ambiance désastreuse que je sens aujourd’hui à l’extérieur avec cette actualité dramatique. J’ai appelé cette collection « Jolies Choses » et elle se présente comme ceci :

Une case par jour du mois (vous remarquerez comme mon Bujo regorge de grilles, cadres et tableaux…je ne fonctionne que comme ça visiblement ! D’autres n’utilisent que très peu de cadres et fonctionnent essentiellement en lignes successives…chacun son Bujo 🙂 ), et une case supplémentaire pour le titre de la collection. Dès le départ, j’ai décidé que le titre serait mobile. Peut-être en septembre sera-t-il en bas à droite, ou en haut à gauche 😀

Voilà donc pour ce premier bilan ! J’espère que cela vous aura aidé à y voir plus clair à propos du Bujo, et pourquoi pas donné l’envie d’essayer vous aussi 🙂

Certains m’ont déjà demandé comment je procédais pour mes textes calligraphiés, alors je vous propose d’aller faire un tour sur ce petit tuto très simple que je vous ai préparé pour vous montrer les bases du travail.

A bientôt !

Récapitulatif du matériel utilisé :

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