Mon syndrôme de l’imposteur

Grosse étape pour moi que ce billet.

J’y réfléchis depuis des semaines. J’y vais, j’y vais pas….bon, j’y vais. Et puis en fait non. Et puis zut, c’est important. Mais non, ça me fait trop peur.

Tais-toi. Et vas-y.

Ok.

J’ai le syndrôme de l’imposteur.

Mais qu’est-ce que c’est, me direz-vous ? Cela fait plusieurs années que je connais cette appellation et que j’ai bien identifié sa présence dans mon existence. Mais je sais aussi que pour beaucoup, il n’y a pas encore de mots pour décrire cette sensation étrange, qui amène parfois à la panique et qui peut donner cette impression terrible d’être cloué-e au sol.

Le syndrôme de l’imposteur, c’est cette petite voix qui vous empêche d’agir, de prendre des décisions, de faire des choix, de vous affirmer, d’oser vos rêves, et qui vous fait penser que vous n’avez pas de légitimité dans ce que vous faites. Elle vous fait croire que vos ambitions sont hors de votre portée, et elle peut même vous faire dire « mais qui suis-je pour oser faire ça ? Pour dire ça ? Pour avoir ce projet là ? »

Alors quand on me voit, ici à travers mes écrits ou dans ma vie actuelle, avec tellement de projets, tellement d’énergie pour créer, transmettre, partager mille choses, on pourrait se dire « mais de quoi elle nous parle ? Elle réussit ! »

Mais vous n’avez pas idée du prix.

Du prix à payer au quotidien pour atteindre mes objectifs, de la violence intérieure parfois qui m’habite quand j’entreprends quelque chose, avec cet imposteur qui me suit comme mon ombre et qui m’engage dans une lutte sans merci contre moi-même. Contre mes croyances, contre la perception que j’ai de moi ou de mes compétences.

J’écris ce billet aujourd’hui parce que je suis dans une phase absolument décisive de ma vie, personnelle et professionnelle. Depuis plusieurs mois, tout s’accélère et c’était l’occasion que mon imposteur attendait pour resurgir à pleine puissance. Il n’a d’ailleurs, je crois, jamais été aussi fort qu’aujourd’hui, même si les enseignements que je tire de ces deux années de travail en développement personnel me permettent de le repousser de temps en temps. Seulement, il n’est pas du genre à lâcher l’affaire et à chaque fois que j’ai la sensation de le mettre KO, il trouve le moyen de reprendre sa place, comme si de rien n’était. Que je condamne la porte, il passera par la fenêtre.

Ces temps-ci, contre lui je suis en guerre.

Mon syndrôme de l’imposteur, il adore vos témoignages.

Vous êtes nombreu-ses-x à m’écrire, souvent, pour me dire merci de ce que vous trouvez ici, ou de ce que vous avez trouvé dans mon blog précédent. A la lecture, vos mots me remplissent de joie. Et puis finalement je ne réalise jamais. J’entends ce que vous me dites, et puis je ne parviens pas à l’assimiler. Pour moi, vos messages sont toujours une surprise, un étonnement dérouté, où je finis toujours par me dire qu’il y a bien un moment où vous vous rendrez compte qu’en fait tout ça n’est pas si important ou même pire, que je vous ai trahis.

Je ne parviens pas à imprimer que ce que je viens partager ici puisse avoir un impact quelconque sur les autres. Je le fais parce que c’est un besoin irrépressible, j’ai quelque chose en moi et entre les mains, que je ne peux pas garder dedans sous peine de mourir étouffée par les émotions, les idées et les élans. J’ai l’impression d’être une machine à créer du questionnement, une usine à énergie permanente, tout en me disant que forcément, je dois passer pour quelqu’ un d’une prétention sans bornes.

Parce qu’après tout, qui suis-je pour oser faire ça ? Qui suis-je pour penser que peut être, mon regard sur la vie et sur le monde a le pouvoir de changer la vie des gens ? Qui suis-je pour penser que mon expérience, mon chemin de vie, peut servir à d’autres ?

Mon imposteur, il adore quand je me lance des défis.

Ca lui donne encore une fois l’occasion de me dire que vraiment, je suis sacrément gonflée. Recule Julie, tu n’y arriveras pas, regarde, c’est tellement trop grand pour toi, et tu viens tellement de nulle part…Quand j’ai reçu la demande de mon éditrice pour mon livre sur le Bullet Journal, j’ai d’abord été traversée par un sentiment incroyable. Quelle reconnaissance ! Et puis très vite, une fois le contrat signé, cette sensation d’être partout sauf à ma place, de ne jamais réussir à aller au bout, d’être incapable de produire quelque chose de bonne qualité.

Depuis ce livre s’est très bien vendu, vous m’en avez fait des éloges, j’en suis fière parce qu’il est le symbole du violent combat au corps à corps que j’ai du mener et que gagné cette fois. Mais là encore je n’intègre pas. Depuis, j’ai signé deux nouveaux contrats et encore une fois, cette même sensation d’être enfermée dans des projets pour lesquels je n’ai pas les épaules, d’avoir dit oui trop vite, et que c’est cette fois là qu’on va comprendre que tout ce que je fais n’est que de la poudre aux yeux.

Le 6 avril prochain, je serai sur scène pour parler d’un sujet qui me passionne : intelligence émotionnelle et parentalité. Devant une grosse assemblée, faites de professionnels de l’enfance mais aussi de particuliers intéressés. Ma toute première conférence, dans le genre gros défi j’ai rarement fait plus énorme, et plus provocateur pour mon imposteur.

Depuis il jubile, croyez-moi bien.

Et puis en ce début d’année, j’ai décidé de créer des formations en ligne.

Pour aller plus loin que ce qu’on partage ici déjà, et puis pour pouvoir affranchir complètement le blog de la monétisation externe. Si je dois gagner ma vie avec cette activité, ce sera avec des choses que je crée moi-même dans votre intérêt et dans la continuité directe de tout ce que je mets déjà à disposition gratuitement. Autrement dit, je compte sur ces formations pour pouvoir suspendre totalement les activités publicitaires de toute nature (à l’exception de l’affiliation qui me semble être un système gagnant / gagnant pour tout le monde et qui ne met pas en péril l’esprit général de ce que je crée ici).

Vous devez vous dire « oui bon, ça fait huit fois qu’elle en parle de ses formations, on a toujours rien vu arriver ». Et vous avez bien raison. Cette première formation, sur la pensée positive, dont j’ai démarré la création début janvier, devrait être disponible depuis facilement un mois et demi, je devrais déjà être en train de travailler sur la seconde d’ailleurs. Mais voilà, j’avance à deux à l’heure parce que mon imposteur me colle une trouille abyssale. C’est le projet qui me tient le plus à coeur, alors forcément c’est celui qu’il attaque fort. De façon générale, le syndrôme de l’imposteur provoque chez moi une faculté à repousser les choses en lien avec cette peur, pour finir par me retrouver au pied du mur à devoir travailler dans l’urgence absolue. C’est comme ça depuis des années.

Et moi je suis en guerre désormais. Pour grapiller des petites victoires, pour oser attaquer tel ou tel module, pour oser enregistrer mes podcasts…alors au final, petit à petit les choses avancent, mais ça ne s’arrange pas au contraire. Plus j’approche de la fin de ce projet, et plus j’ai peur. Parce que terminer ce travail, ça veut dire oser ensuite le rendre disponible. Le rendre disponible, c’est prétendre que j’ai un rôle à jouer pour ceux qui choisiront d’expérimenter ce que j’ai à proposer. Mon imposteur ne cesse alors de me dire qu’ils ne pourront que trouver ça au mieux très moyen, au pire sans intérêt. Il s’amuse à alimenter ma peur de toutes les petites choses qui peuvent la nourrir.

On pourrait penser qu’il n’y a que la peur de l’échec qui stimule mon imposteur.

Mais non, ce serait si simple. La réussite n’est pas en reste. Et si elle marche cette formation, hein ? Regarde Julie, tu vas t’exposer, et les autres vont placer sur toi des attentes pour la suite. Et comme d’habitude tu n’auras pas les épaules alors recule, il est encore temps.

Dans les affres les plus sombres de ces instants où mon imposteur prend le pouvoir, j’ai peur. Peur d’échouer tout autant que de réussir. Peur de m’accomplir, moi qui vient de nulle part et qui ne sait apprendre que seule. Une peur panique, qui m’oppresse et me donne envie de fuir. De tout fermer, de me caler pépère dans une vie rangée où je n’aurai pas l’angoisse de faire des vagues. Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à me contenter d’un boulot sans histoires aux horaires de bureau, qui me laisserait du temps libre pour vivre les choses qui me transportent sans y mettre aucun enjeux autres que les bonheurs simples ?

Je sais pourquoi.

Parce que plus je me découvre, et plus j’admets que mon bonheur ne peut exister sans le sentiment d’offrir aux autres de l’amour, de l’envie, et de la joie. Ceux qui me connaissent dans la vie quotidienne ont maintes fois entendu ces trois mots, c’est parce qu’ils définissent et sous-tendent tout ce que je choisis de faire aujourd’hui.

Mon imposteur est un immense paradoxe aux dimensions abyssales. Plus j’ai la sensation de toucher ma mission de vie, plus mon intuition se développe et me fait pousser les bonnes portes vers ce que j’entrevois comme étant la voie tracée pour moi, et plus il se manifeste avec violence. A moins que ces visites bien trop régulières ces derniers temps ne soient que les sursauts douloureux de la fin qu’il voit approcher.

Peut-être que c’est ça, en fait. Peut-être que ces temps-ci il me violente un maximum parce que j’en guéris, et que nous sommes en train de nous séparer. Depuis quelques semaines, mes expériences me font entrevoir la réalité de mon potentiel, et je sens que j’ai envie de l’accepter. Alors peut-être que mon imposteur se sent en danger et qu’il tente le tout pour le tout pour garder l’avantage, avec toute la hargne dont il est capable. Sauf qu’il va bien falloir qu’il comprenne qui est le patron.

Alors vas-y, frappe, frappe, t’as raison. Je lutte comme jamais en ce moment. Je suis tellement bien entourée pour ça.

Et je gagnerai encore cette fois.

Mon syndrôme de l'imposteur

Image de couverture : pixabay

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33 commentaires

  • Bonjour, merci pour ce témoignage.
    Ce syndrome de l’imposteur est quasiment toujours présent chez les personnes dites à « Haut Potentiel »(également appelé Zèbre)…Un piste à explorer ? Mais peut être le savez vous déjà. Bonne après midi.

    • Bonjour Valérie, merci pour votre message, effectivement je connais cela et il semble que je sois concernée par le HPI. Je n’ai pas encore été testée (question purement financière), mais j’en ai toutes les caractéristiques et surtout, des discussions avec des spécialistes ont reconnu cela. C’est aidant pour moi de savoir que c’est un symptôme dans le sens où ça m’aide de plus en plus à dissocier l’imposteur de ce que je suis vraiment. Je me dis qu’il est une conséquence d’une certaine constitution, et non pas ce que je suis vraiment ! A bientôt !

  • Mon Dieu… souvent en lisant des témoignages sur l’hypersensibilité ou d’autres types d’étiquettes un peu en vogue je me dis que pas mal de points me correspondent, mais pas tous… Alors je retourne à mes questionnements incessants. Mais là, c’est la claque ! Je pourrais avoir écrit ces lignes, en version introspection un peu moins aboutie tout de même, puisque je n’ai aucune certitude « d’être capable » in fine. Mais en tout cas merci pour ton temoignage, ça rassure quand même un peu de se sentir comme d’autres personnes. Mais moi en ce moment je suis dans une phase où je me donnerais des claques avec mes blocages à la c** qui m’empoisonnent la vie. Je me dis que j’ai les choses en tête et les concrétiser physiquement m’ennuie profondemment… c’est long, trop long… et mon esprit est déjà passé à autre chose. Mais enfin qui peut dire qu’il ne fait que ce qu’il aime dans la vie ? Je me crois où moi ? Résultat je fais toujours les choses quand je suis au pieds du mur et j’ai toujours l’impression de livrer des choses que je ne juge pas completement abouties, même si à chaque fois ça passe… et j’ai une trouille bleue de me lancer dans ce qui a vraiment du sens pour moi… je t’admire pour ça ! J’espère pouvoir continuer à lire ce genre de confession de ta part ! C’est très aidant je trouve ! Sinon j’aimerais beaucoup assister à la conférence que tu mentionnes ! Il y a encore des places ? D’ailleurs ou est-ce ? Je suis parisienne peu mobile avec mes enfants en bas âge…

    • Merci beaucoup pour ce témoignage qui est aidant pour moi aussi ! Dans le sens où ça m’aide à me dire que vraiment je ne suis pas seule avec cette galère…Pour la conférence, c’est le 6 avril à Sainte-Florine en Auvergne, alors je ne pense pas que ce soit possible pour toi…mais je vais essayer ensuite de la diffuser ailleurs alors qui sait peut-être un jour par chez toi 🙂

  • Je viens de postuler à un poste pour la troisième fois et je n’ai jamais été aussi proche du but. Pourtant, le doute s’est insinué en moi ! Mon imposteur me dit que je n’y arriverai pas, que je suis incapable, que je ne suis pas légitime alors que tous mes collègues louent mon travail, croisent les doigts pour moi et se font une joie de travailler avec moi. Mais je suis submergée par le doute. Mon imposteur me fait mal…

  • Je te remercie pour ce témoignage. Je suis bouleversée pcq ça fait totalement écho en moi. C’est tellement épuisant émotionnellement ces contradictions. Mon imposteur me fait vivre régulièrement l’enfer et me paralyse totalement dans certaines situations. Et j’ai beau entendre des compliments sur moi, mon travail, je n’y crois pas. Je me dis que ces personnes ne se rendent pas compte de ma « nullité », qu’un jour, on va me démasquer.
    Mais comme toi j’ai commencé un combat depuis qqs mois. Tu me donnes l’impulsion pour gagner mon round actuel.
    Un jour on va le mettre KO ce c**.
    J’en profite pour te dire que je t’ai découverte grâce à ton livre. Un vrai coup de cœur. Et grâce à toi j’ai acheté « Les murs sont des fenêtres ». Et l’année prochaine, je compte me former en CNV. Tu m’as apporté beaucoup de choses en peu de tps (depuis décembre 2017). Et je t’en remercie profondément. Et non pas seulement pour tout ce que tu fais mais surtout pour tout ce que tu es.

    • Merci beaucoup Camila, ton message est très agréable pour moi ! Je suis heureuse que tu puisses trouver ici des ressources qui te correspondent 🙂 A bientôt !

  • Comme je te comprends…
    Mais tu as raison, si « Il » attaque si fort, c’est parce que tu es plus forte, que tu prends confiance et que tu avances…
    Tu as déjà accompli tellement de chemin !

    Je me demande d’où vient se « syndrome de l’imposteur ». Je crois que ceux qui en souffrent on du être des enfants chez qui « on » n’a pas cultivé beaucoup la confiance…

    • Merci Geneviève ! A mon avis, l’origine de ce syndrôme prend sa source dans beaucoup d’endroits, sans doute comme tu le dis dans le fait qu’étant enfant la notion de confiance en soi a été perturbée par pas mal de choses. Mais je pense qu’il tient aussi au fait que de par mon hypersensibilité, et aussi mon profil intellectuel, je me suis souvent sentie assez étrangère au monde qui m’entourait et donc j’ai eu du mal à trouver ma place. Je sens que ça se transforme petit à petit, et c’est tant mieux !

  • Je me reconnais tellement dans ce témoignage… On dirait mon histoire, mon combat. Je travaille en ce moment sur un projet qui me tient beaucoup à cœur, et je doute sans arrêt. Je me débats pour que mon imposteur me fiche la paix, car j’ai envie de déployer mon potentiel et d’acquérir une confiance en moi saine. Ce n’est pas gagné, mais je m’accroche…

    • Bonjour Nadège, merci pour ce message qui me permet de découvrir ton blog par la même occasion et ce que je vois me plaît beaucoup je vais m’attarder un peu !! Bon courage dans ton combat !

  • Je ne connais pas ce syndrome mais j’ai toujours peur de déranger, je pense que ce doit être une autre facette du manque de confiance en soi.
    En tous les cas, ton témoignage me donne envie de parler de l’interdépendance. Je ne suis pas bouddhiste mais j’en aime certaines idées, dont celle-ci : nous sommes tous interdépendants les uns des autres, chacun de nous a forcément une incidence, une influence sur les autres et sur le monde. Alors oui bien sûr que tu as un rôle à jouer pour les autres et de manière tout à fait légitime. Personne ne nous oblige à venir te lire ici ni ne nous obligera à suivre tes formations. Tu proposes, tu n’imposes rien, à chacun ensuite de choisir les sources qui lui conviennent.

    Et puis la vie nous pousse souvent à nous confronter à nos problèmes pour les résoudre, je suis persuadée que tu vas bientôt résoudre celui-ci. Bon courage 🙂

  • Dès que l’on crée sa propre activité, voire carrément son métier, dès que l’on se lance là où d’autres peuvent t’attaquer sur ta personnalité, ta popularité, tes capacités qui n’ont pas de diplôme pour les justifier, le syndrôme de l’imposteur nous assaille. On s’est fait toutes seules… ça en fait des jaloux et ça en fait des doutes.

    • Oui tu as raison, je constate que ça crée aussi chez les autres une forme de défiance, de jugement issu peut être de leur contrariété à ne pas parvenir à faire ce genre de choix, et du coup ça entretient le problème puisqu’on reçoit parfois des attitudes négatives par rapport à ce qu’on fait…merci pour ton message !

  • Merci pour ce billet, qui tombe à point nommé… Clouée au sol avec un dossier à rendre (je suis déjà très en retard !) pour valider mes derniers enseignements après 5 ans d’etudes…. Mais si je rends ce travail, je vais finir par être diplômée alors ?!….
    Et oui ce syndrome qui apparemment est assez caractéristique des zèbres 🦓…
    Mais toi tu fais comment pour te battre ?!
    Mon dossier me passionne, j’ai tout à mettre dedans… et pourtant je suis bloquée ! …. et cette sensation incessante que chaque item validé est un coup de chance, un oui mais…
    Merci pour ce témoignage et les autres !

    Amour, Envie, Joie… tu m’inspires un tatouage 😉 C’est tellement mon mantra !

    • Hello Séverine, je comprends tellement ce que tu décris ! Pour ce qui me concerne, j’ai compris que j’ai besoin d’être encadrée, que je dois pouvoir rendre des comptes à quelqu’un dont le regard sur moi m’importe. Qui me donne un consigne genre « pour mercredi, je dois pouvoir lire 2 modules de ta formation ». Là, je ne peux plus procrastiner parce que ça devient une forme d’engagement envers quelqu’un et je ne supporterais pas de devoir lui dire que je n’ai pas avancé. Si je suis seule c’est mort, j’ai beau vouloir je n’arrive pas à avancer. Maintenant que j’ai compris ça c’est plus simple. Je te souhaite de trouver ta solution ! A bientôt !

  • Bon, tu sais… Que je traverse les mêmes affres en ce moments, et que je prévoyais d’écrire sur ce sujet également. En attendant, je partage ton billet sur ma page. Et dès lundi, un joli billet qui rejoint le tiens mais sous un autre angle sera publié sur mon blog 😉 J’espère qu’il te plaira !

  • Hypersensible avec mon âme d’artiste aussi, je suis touchée par ta confidence, très émouvante, et je peux maintenant poser un nom sur le « vilain croquemitaine » qui me paralyse aussi…Et de lire les autres témoignages, me voilà fort étonnée et moins seule du coup!!! Je pense aussi que tu tiens le bon bout, mais je lis bien que c’est une sacré lutte… Tu tiens un blog merveilleux, fais milles choses et en prévoit encore…JE T’ADMIRE, tout simplement! L’imposteur est trop fort chez moi, et je ne sais pas comment le combattre. Fibromyalgie et grosse dépression ont eu raison de moi, mais c’est en lisant vos blogs que je retrouve quelques forces. j’en suis à un tournant où je « voudrais » renaitre, couture, blog, écriture de livres… Tout fourmille, puis la vilaine petite voix vient te casser « mais non, c’est pas pour toi…tu n’en es pas capable…ça n’intéresse personne… » S’il m’a vaincu pour le blog, je m’accroche pour l’écriture et lui tiens tête. Mais à mon rythme!
    Mais nous sommes des Belles Personnes, et tu vas y arriver. Regardes déjà ce que tu as fait!? Ais confiance en toi, écoutes ton Coeur. Et moi…je vais te suivre 😝😉😍

    • Merci beaucoup Sabine ! Oui le syndrôme de l’imposteur est finalement assez répandu, pas loin de 20% de la population en souffre. Après, il y a différents degrés, et pour certaines personnes il est tellement violent qu’il les empêche même de gagner leur vie, de trouver du travail, ou d’exister tout simplement. On en parle un peu plus depuis quelques années, un livre est sorti l’année dernière d’ailleurs, et c’est tant mieux !

  • Julie,
    j’ai été très touchée par votre partage. Vous traversez des moments durs, de lutte, contre vous-même. Les résultats de votre travail, les retours positifs qui vous sont adressés, prouvent que vous n’êtes pas dans l’imposture. Simplement (mais ce n’est pas simple …), vous doutez de vous-même. Le problème est dans cette petite voix, maligne, néfaste, négative, qui cherche à détruire la conscience que vous avez de votre propre valeur. Pour moi, c’est là une manifestation du Malin . Je sais que ce n’est pas à la mode, et que certaines personnes en rient. Mais je suis persuadée que celui qui veut vous amener à cesser ce que vous faites de bien, de bon, de constructif est en dehors de vous : c’est Celui qui préfère l’angoisse à la Joie, le repli sur soi au Partage, la faiblesse à la force. Et qui veut vous empêcher d’accepter toutes les richesses qui sont en vous !
    Je vous souhaite un bon courage. Et merci pour oser dire ce qui est difficile.

    • Bonjour Christiane, merci pour votre message 🙂 Je vous rejoins assez sur la conception de quelque chose qui est en dehors de moi, je crois assez aux énergies et même si je sais que l’imposteur est en partie une construction intérieure issue de l’image de moi que j’ai créé pendant ma vie précédente, il est aussi une forme d’énergie négative extérieure que j’absorbe. Reste à réussir, maintenant, à ne plus me battre mais apprendre comment danser avec lui 🙂

  • Hello Julie ! J’avais vu ton article passer et son titre m’avait interpellé. Je me reconnais aussi beaucoup en te lisant et réalise à quel point il est également présent chez moi, sans que j’en ai nécessairement pris conscience ! Je l’ai vécu durant mes 10 années de graphisme/web (ce qui fait hurler mes proches quand je leur avoue) et il me poursuit encore plus dans les autres domaines que j’explore, dont mon blog. Je te comprends donc dans ce combat qui, pour être gagné passe nécessairement je crois par l’affrontement, l’action et évidemment la confiance et l’amour de soi.
    Je te souhaite d’y arriver à force d’entreprendre tous tes projets !
    J’en prends aussi de la graine pour affronter le mien de syndrome et ne pas reculer devant les projets qu’il me tient à cœur d’oser lancer (car l’option de retourner à un boulot plan plan me serait douloureux après tout ce chemin pour en partir !)
    Bises !

    • Coucou Marie, merci pour ton témoignage ! Je te rejoins sur la notion d’amour de soi qui est indispensable pour réussir à vaincre cet état. Pour ma part, à force de travailler sur moi, j’arrive de plus en plus à m’en défaire, mais il revient par phase…c’est un de mes indicateurs de ma température intérieure en fait. Quand il revient trop fort, je sais que je dois regarder à l’intérieur ce qui se joue, pour comprendre d’où vient ma peur. C’est un travail plutôt plaisant au final car ça participe à la connaissance de soi ! En tout cas longue vie à ton blog que j’aime beaucoup !! Bisous !

  • Ah là là … ce syndrome de l’imposteur, je le vis beaucoup aussi. Mais pour moi, j’en connais l’origine et elle n’est pas dans ma tête : c’est juste que notre société est basée toute entière sur le DIPLÔME. Pas de diplôme, pas légitimité. Du coup, tous les autodidactes en payent les frais avec son vilain corollaire : pas le droit à l’erreur. Je trouve que c’est une question de société aussi : on juge facilement les autres, il n’y a que très peu de bienveillance et beaucoup d’envie frustrée. Pour la petite histoire, je suis pastelliste. En plus de mon boulot à plein temps. Je ne m’autorise que depuis peu ce terme de pastelliste, parce que je prends des cours déjà, et parce que bah, je n’ai pas fait les beaux arts !! C’est bête, mes tableaux plaisent, cela devrait bien être ma principale reconnaissance. Bah,non, j’ai encore du mal à m’en satisfaire… Cela dit, je poursuit quand même mon objectif artistique, j’ai plein d’idées ! Il me faut juste un peu de temps et je sais que je vais y arriver.

  • Ouah, c’est bizarre comme sensation, te lire et en même temps me découvrir !!!! j’ai un imposteur moi aussi et je le vis tellement mal, je n’arrive pas à voir le coté positif, je reste toujours du coté obscur (c’est triste). J’aimerai trouvé comme toi des choses dans lesquelles m’impliquer avec bonheur et envie. Même hypersensibilité, c’est fou, et en lisant les commentaires d’autres personnes, je me dis que je suis vraiment pas la seule. Tu vois même en te laissant un message mon imposteur me dit que je devrai pas car je suis sans intérêt et que tu ne prendras pas la peine de répondre. Vivement qu’il parte celui la, je serais peut être après heureuse et en paix.

  • Bonjour,

    Je viens juste de découvrir votre nouveau blog et je n’ai pas encore eu le temps de lire en entier.
    J’ai lu ce billet car le titre m’a accroché. J’en suis là moi aussi. Mais à moindre mesure. Je me lance dans mon activité d’hypnose. Je doute. Je vais animer des ateliers sur la parentalité positive. J’ai peur que l’on découvre que je ne suis pas à ma place, compétente… Je suis triste de voir qu’une personne aussi bienveillante que vous aussi chaleureuse souffre autant. Mon fils a peu près l’âge de Lou. Qu’est ce que j’ai pu lire votre blog. Parfois même y intervenir. Vous étiez ma bulle d’oxygène. Je me sentais comprise. Vous m’avez VRAIMENT beaucoup aidée. Je suis contente de vous revoir. De voir que vous avez une vie sur mesure qui vous correspond. Je vous souhaite beaucoup de courage pour continuer à vous épanouir et à ne pas écouter la voix de l’imposteur. Je vous dirai bien d’aller voir un hypnothérapeute mais c’est prêcher pour ma paroisse 😉 Je ne vous connais pas réellement et pourtant, je vous trouve merveilleuse et très inspirante pour moi.
    Belle continuation.
    Maï

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