L’éducation « bienveillante » en question(s) – #2

Suite de ma réflexion entamée ici le mercredi 29 juin, je commence ce billet par un retour rapide sur l’amendement voté ce week-end à l’Assemblée Nationale, qui complète l’article 371-1 du Code Civil selon lequel l’autorité parentale « appartient aux parents » pour protéger l’enfant « dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne ». A cette mention initiale s’ajoute la précision suivante « et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant et humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ». On fait donc, enfin et après des années de combat, le premier pas vers l’interdiction totale de la Violence Educative Ordinaire. Toutefois, il ne faut pas crier victoire trop vite : l’adoption de cet amendement en première lecture ne signifie pas qu’il sera effectivement promulgué. C’est au Sénat désormais de le valider, d’ici le mois de novembre. 4 mois de sursis donc pour cette décision, sur laquelle les élus peuvent encore revenir. Malgré tout, je refuse de voir l’affaire du côté du verre à moitié vide. En effet, même si rien n’est fait, je vois dans cet amendement une avancée sociale majeure. Maintes fois présentée, cette disposition avait toujours été refusée. Et cette fois ci, une porte s’ouvre. Cela signifie que ça y est, enfin, les mentalités ont suffisamment évolué pour que la Représentation Nationale se sente dans l’obligation de porter ces voix autrefois dissidentes. Rappelons que cet amendement est voté au Civil et non au Pénal, autrement dit il ne prévoit aucune sanction d’aucune sorte pour qui contreviendrait à cette nouvelle règle. Toutefois, le chemin est cohérent pour moi. Après des siècles de violences éducatives acceptées et admises par tous comme normales, il serait impossible d’interdire au Pénal sans une forte action pédagogique préalable appliquée à l’ensemble du territoire. Grâce à cette mention du Code Civil, on peut donc espérer, si elle est adoptée, voir enfin se mettre en place les actions de prévention et d’informations massives nécessaires à la disparition pure et simple des pratiques d’éducation traditionnelles, tout comme en son temps la Loi Evin avait d’abord introduit un énorme travail d’information à l’échelle nationale sur les effets du tabagisme et ce, malgré les vives protestations de ceux qui ne voulaient rien changer. Enfin, si cet amendement devait finalement être retoqué, je crois qu’il faut rester confiants. La porte s’est ouverte et si elle se referme cette fois, quelqu’un d’autre la réouvrira et on finira par obtenir la promulgation de la loi. Il fallait réussir à déverrouiller le débat, c’est chose faite et pour la première fois de notre Histoire. Si ce n’est pas cette fois, la prochaine sera la bonne.

Ce hasard du calendrier rend d’autant plus nécessaire de refaire un point sur ce qu’est l’éducation « bienveillante », ce qu’elle défend et comment elle fonctionne. Allons-y donc, avec quelques questions détricotant les idées reçues.

L’éducation bienveillante est-elle une absence de règles ?

NON. Dans une société où l’on apprend depuis des siècles que les règles et le respect s’obtiennent par la fessée, les punitions ou autres violences psychologiques (énergie du désespoir, paroles blessantes, culpabilisation, jugements catégoriques de l’enfant comme « tu es méchant », « tu n’es pas belle quand tu pleures », « tu n’es pas mignon »…), on ne peut pas reprocher aux gens de se dire que si l’on fait autrement, alors c’est qu’on exclu la règle et que l’enfant a désormais le droit de faire ce qu’il veut. Il n’en est rien. L’éducation bienveillante considère que si la règle est essentielle, son apprentissage ne doit passer par aucune atteinte à l’intégrité de l’enfant : pas de châtiments corporels, pas de violences psychologiques. Dès lors, elle impose à l’adulte de repenser son rapport à l’enfant pour non pas le formater mais le comprendre, et ainsi adapter l’apprentissage des règles à ses capacités.

L’éducation bienveillante supprime-t-elle la sanction ?

NON. Tout d’abord, rappelons que la sanction n’est pas forcément négative en regardant du côté du Larousse. Si la sanction est une « mesure répressive infligée par une autorité pour l’inexécution d’un ordre, l’inobservation d’un règlement [ou] d’une loi », elle est aussi un « acte par lequel un usage, un événement, une action sont entérinés, reçoivent une sorte de validité », et enfin la « conséquence naturelle d’un acte ». Par exemple, la fessée sanctionne une « grosse bêtise », un diplôme sanctionne une année d’étude et exiger respectueusement d’un enfant qu’il répare un acte sanctionne l’erreur qu’il a commise. 

Autrement dit, on peut sanctionner l’erreur d’un enfant sans pour autant lui infliger un traitement négatif. L’éducation bienveillante est dans cette démarche : si je fais une erreur, je dois la réparer, mais je n’ai pas à craindre ni la culpabilisation, ni la douleur, ni aucune forme de blessure psychologique. Pour obtenir cela, l’éducation bienveillante veille à placer la notion d’empathie au coeur de ses apprentissages car c’est la compréhension de l’impact que peuvent avoir ses actions sur les autres qui amèneront l’enfant à modifier son attitude. Par exemple, face à un enfant prononçant une parole négative ou blessante, plutôt que de réprimer immédiatement cette parole avec un « tais toi, tu ne parles pas comme ça ! » ou « tu es puni pour ton insolence », l’éducation bienveillante fera entrer l’enfant en contact avec l’émotion provoquée chez la personne qui reçoit cette parole : « Je suis très triste quand tu me dis ça, tu as le droit d’être en colère contre moi mais tu dois trouver une autre façon de me le dire ». Pas plus que l’adulte, l’enfant n’aime se rendre compte qu’il fait du mal à quelqu’un par son comportement ou ses paroles. Mais autant que l’adulte, il a le droit de se sentir en colère, agressif, frustré ou impatient. En sanctionnant une situation de ce genre par une punition, une fessée ou tout autre traitement négatif, on indique certes à l’enfant qu’il a fait une erreur et on la sanctionne, mais où est l’apprentissage mettant en lumière ce qu’il aurait fallu faire, ou ce qui aurait pu être fait ? L’éducation bienveillante est dans cette dynamique : lorsqu’il y a manquement à la règle, il y a sanction mais sanction positive : on indique clairement à l’enfant que la limite est franchie tout en lui rappelant que ce n’est pas son état émotionnel qui est interdit mais la façon dont il s’exprime ET on joue notre rôle d’adulte en lui donnant les solutions pour adapter son comportement la prochaine fois qu’il ressentira le besoin d’exprimer sa colère ou son mécontentement.

L’éducation bienveillante fait-elle toujours passer l’enfant en premier ?

OUI et NON. Oui, dans le sens où elle considère que l’apprentissage et le respect d’une règle ne peuvent être mis en oeuvre que si l’enfant est en capacité de le faire. Pour cela, l’éducation bienveillante prend en compte le développement de l’enfant et notamment sa capacité cérébrale et émotionnelle à intégrer et comprendre la règle énoncée. Tant que ces capacités ne sont pas acquises (nous verrons plus tard dans le billet des ressources permettant de s’informer précisément sur cette question des capacités de l’enfant), l’adulte considère que l’enfant ne peut pas respecter la règle et qu’il doit être aidé et non pas réprimé dans cet apprentissage. Par exemple, un enfant de 15 mois qui touche à tout dans la maison a de fortes chances, avec l’éducation traditionnelle, de recevoir une tape sur la main parce qu’il recommence sans cesse alors que ses parents lui interdisent. L’éducation bienveillante considèrera que l’enfant à cet âge est dans une dynamique d’exploration et de découvertes nécessaires à son développement, et que c’est à l’adulte de faire en sorte qu’il puisse explorer son environnement sans risquer de casser les objets fragiles qui seront de fait placés ailleurs pour être inaccessibles. Si l’objet est indéplaçable, l’adulte en éloignera systématiquement l’enfant sans le gronder ni le punir, tout en lui rappelant à chaque fois « je ne peux pas te laisser toucher celà, joue plutôt là bas ». L’éducation bienveillante diffèrera donc l’acquisition de cet apprentissage « objets autorisés / objets interdits » à un âge où l’enfant sera en mesure de l’appliquer et de le comprendre. En ce sens donc, l’éducation bienveillante fait passer l’enfant en premier.

Non, dans le sens où elle considère que si l’enfant a besoin d’être respecté dans son développement et sa capacité à intégrer les règles, il doit aussi se construire dans une relation où l’empathie va dans les deux sens. Ses besoins doivent être respectés, mais ceux de l’ensemble des gens vivant avec lui aussi. L’éducation bienveillante se fixe alors l’objectif d’apprendre à l’enfant à différencier besoins et envies, et à reconnaître les besoins des autres pour les respecter lui aussi. Par exemple, à un enfant qui sème des jouets partout dans la maison, ce qui énerve ses parents qui se sentent toujours obligés de vivre dans le désordre alors qu’ils apprécient de conserver certains endroits de la maison rangés, et ce qui peut amener à finalement punir parce que l’enfant n’entend que « range tes jouets » et n’obéit pas à la consigne, on pourra dire : « tu as besoin de jouer, et moi j’ai besoin que ma maison ne soit pas sans dessus dessous. Quand tu joues ailleurs que dans ta chambre, j’ai besoin que tu ne laisses pas tout traîner pour me sentir bien ». Et éventuellement, laisser quelque part dans les pièces un coffre ou une caisse où l’enfant peut rassembler les jouets qui traînent régulièrement avant de procéder au rangement dans la chambre.

L’éducation bienveillante est-elle facile ?

NON. Elle est même sacrément complexe pour bon nombre de parents qui ont décidé de la mettre en oeuvre car ils sont issus, comme la grande majorité de leur pairs, d’un schéma éducatif bien différent. C’est un travail long et complexe, sans cesse approfondi, de détricoter ces schémas, comprendre en quoi il nous ont nuit, et comment les contourner. Il n’y a pas de « j’ai pris conscience et désormais je fais tout bien ». Il y a surtout « j’ai pris conscience et maintenant je travaille tous les jours pour mettre en application ce que j’ai compris. Et je tombe, et je me trompe, et parfois je me perds en réadoptant l’attitude contre laquelle je lutte, et je me relève, et j’apprends à reconnaître mon erreur et à expliquer à mes enfants pourquoi c’en était une, et ce que j’aurais du faire ». Pratiquer l’éducation bienveillante et à moins d’avoir été soi-même élevé dans cette optique, c’est compliqué. Aucun parent n’est parfait, pas même ceux qui ont choisi d’élever leurs enfants autrement. Cette année j’ai crié, beaucoup trop crié sur mes enfants et surtout sur mon aînée de 4 ans. Mais à chaque fois, je lui explique que ce n’est pas elle qui est mauvaise, qu’elle fait des erreurs de petite fille qui apprend la vie et cherche à comprendre comment fonctionne la vie en groupe, et que c’est moi qui suis parfois tellement submergée par mes émotions que je ne parviens plus à contrôler leur expression. Que personne ne mérite de se faire crier dessus, et que c’est à moi de trouver comment me gérer là-dessus, et comment lui montrer les réponses qu’elle cherche autrement que par une attitude suscitant chez elle de la peur ou de la culpabilité.

L’éducation bienveillante est-elle une recette miracle ?

NON. Chaque enfant est unique. Ce qui fonctionne avec l’un ne fonctionnera pas forcément avec l’autre. Mais elle se repose sur un principe de base : un enfant difficile a toujours quelque chose à nous dire. Quand les méthodes traditionnelles font taire le symptôme comportemental tout en ne permettant pas à l’émotion source de s’exprimer, l’éducation bienveillante essaye de comprendre ce qui le motive, et comment aider l’enfant à résoudre son problème intérieur pour ensuite, logiquement, adapter son comportement. Cela ne signifie pas que l’éducation bienveillante façonne des enfants sages et obéissants  (je reviendrai d’ailleurs prochainement sur la notion d’obéissance), comme tous les enfants on aura à se confronter à des comportements qui posent problème. Mais, la façon nouvelle de penser le rapport à l’enfant permettra de chercher des solutions qui corrigeront le problème tout en garantissant à l’enfant de ne pas avoir, pour cela, à subir des traitements qui lui font mal au coeur ou au corps.

Pourquoi je n’aime pas le terme d’éducation « bienveillante »

Parce qu’elle implique d’office que les parents ne la pratiquant pas sont malveillants. Et là on marque la première rupture dans les chances de faire évoluer le débat. Si on revendique le fait de ne pas juger les enfants et de prendre en compte leur personnalité, on ne peut pas s’affranchir de ce noble principe lorsqu’il s’agit de parler des parents qui les élèvent. A l’exception des parents tortionnaires, je ne suis pas sûre que l’on puisse trouver des parents agissant dans l’intention de nuire à leur enfant. Au contraire, bien souvent les méthodes d’éducation traditionnelles sont appliquées avec la conviction profonde qu’elles sont source d’amélioration, pour le bien de l’enfant. Tout simplement parce que nous même avons été élevés comme ça, alors comment cela pourrait il être mauvais ?

De la nécessité de coopérer

C’est pourquoi je pense qu’il est primordial d’amener cette notion d’éducation alternative comme une autre façon d’aborder un objectif commun, en dehors de tout jugement de valeur sur la capacité de telle ou telle personne à être un bon parent. Je me souviens, alors que nous abordions souvent cette question des violences éducatives ordinaires sur la page facebook Working Mama, d’un commentaire de Sandrine Donzel du blog S comm C , qui a beaucoup changé ma façon d’aborder cette question avec les parents convaincus qu’il n’y avait pas de bonne éducation possible sans punitions ni fessées. Elle avait dit :

Je connais beaucoup de parents qui donnent des fessées. Mais très peu qui répondraient oui à la question « si je te montrais comment obtenir ce que tu recherches sans avoir à taper ou punir, le ferais-tu quand même ? »

La solution est là. Dans la coopération et non dans le jugement. Proposer de l’aide plutôt que de cliver. La parentalité est un chemin de Grande Randonnée que nous sommes presque tous amenés à emprunter. Avec en point de départ, la naissance d’un enfant, et à l’arrivée, sa vie d’adulte que l’on souhaite la plus épanouie et équilibrée possible. Sur ce chemin, il y a ceux qui démarrent, et ceux qui sont déjà un peu plus loin. Mais on poursuit tous le même but : arriver en haut de la montagne. Que ceux qui ont eu la chance d’avoir accès à un autre regard sur l’enfance mettent tout en oeuvre pour placer ce regard à la portée de tous, dans le respect des histoires personnelles et du rythme de chacun. On ne peut pas revendiquer la bienveillance envers les enfants si nous sommes nous même dans une relation de culpabilisation des parents, sans quoi on est incohérents. Tout le monde n’a pas accès aux mêmes informations au même moment, cela ne signifie pas que personne n’est prêt à les accueillir si tant est qu’elles sont amenées avec empathie et respect.

Quelques ressources pour s’entraider

Il existe aujourd’hui un grand nombre de supports abordant la nécessité de modifier les méthodes éducatives, pour l’enfant mais aussi pour l’ensemble de la société. Et autant de ressources permettant de comprendre, et d’apprendre, comment faire autrement. En voici quelques unes, la liste n’est pas exhaustive et je vous invite à la compléter en commentaires.

Pour comprendre la Violence Educative Ordinaire :

Comprendre l’enfant et son fonctionnement :

Des blogs pour s’interroger, comprendre et progresser :

Des magazines à feuilleter :

Image : mes enfants ! Merci de me demander l’autorisation avant utilisation
dans tout autre cadre que le partage de ce billet.

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14 commentaires

  • Merci Julie pour cet article qui résume vraiment très bien les choses. Ce n’est en effet pas en culpabilisant les parents que l’on fera avancer les choses. Malgré tout, j’en connais quand même qui sont persuadés de la nécessité de la fessée et autre et ne la remette pas en question, loin de là, même quand on leur propose d’autres façon de faire. C’est pour cela que je me réjouis de l’avancée réalisé avec l’adoption de cet amendement.
    Mais oui, l’éducation alternative, c’est une remise en question et une lutte contre soi-même chaque jour. Mais je me dis que si j’y arrive suffisamment, mes enfants eux le feront naturellement avec les leurs, et ça sera déjà ça de gagné.
    Et peut-être qu’à force de dire à mes enfants que leurs sentiments sont légitimes, j’arriverais à me convaincre que c’est la même chose pour les miens.

    • Merci de ton commentaire 🙂 Concernant les gens qui refusent de bouger, je pense que ce sont les gens qui ont le plus souffert de ces mêmes pratiques et qui de fait sont les plus verrouillés sur la question. Parce que remettre les pratiques en cause, ça veut dire reconnaître en quoi elles sont nocives. or ils ont tellement été conditionnés à accepter cela comme normal et de LEUR faute s’ils se faisaient punir ou taper qu’ils sont terrifiés à l’idée de se rendre compte que peut être on pourrait tout ébranler. Je pense que l’immobilisme est la première conséquence de la peur. Elle nous fait rester dans ce que l’on connaît en préférant ne pas voir, pour ne pas risquer de souffrir à nouveau. Il y a avec ces parents un travail de fond à faire, en amont, sur la pédagogie de l’information.

      • C’est « marrant », en lisant des commentaires sur FB suite à l’amendement, les gens disent souvent « ah, ben si seulement les jeunes d’aujourd’hui s’étaient pris des fessées, ça irait mieux » et là, j’ai envie de leur répondre que ce sont sûrement « ces jeunes là », qui en ont pris le plus, « ces jeunes » qui ne savent s’exprimer autrement qu’avec leurs mains… « ces jeunes » à qui on a pas montré un autre chemin… mon chéri les a au quotidien « ces jeunes » qui se tapent dessus au moindre regard de travers… et pour l’avoir vu à la maison (remariage, autre éducation blabla…), taper sur l’autre pour résoudre un problème, ça se transmet très bien… quand j’ai vu mes frangins régler leurs querelles ainsi, je me suis dit qu’il y avait vraiment un soucis…

        • Oui tu as tout à fait raison, et ces schémas s’impriment très tôt. Quand j’étais intervenante j’ai eu à travailler avec une classe de CE1/CE2 qui ne savait pas communiquer autrement qu’en criant, en repoussant les autres, en se moquant…les 6 premiers mois de musique avec eux en classe ont été consacrées à mettre en place des activités permettant de rétablir une communication apaisée. Mais ces enfants ne faisaient que reproduire ce qu’ils vivaient à la maison, leur modèle principal de communication.

  • Je me redis mais qu’est ce que tu m’a manqué et qu’est ce que je t’aime.
    C’est tellement ce que je voudrais dire sans réussir à me formuler aussi bien que toi. Bref merci encore de ton « travail » merci d’être revenue écrire merci de continuer et merci de savoir si bien dire ce que j’ai au fond de moi. Tu es mon Jiminy criquet ????

    • Ton Jiminy Cricket !!! Lol 🙂 Merci de ton commentaire, ce sont des messages comme les tiens qui m’encouragent à continuer à réfléchir et à mettre des mots sur ces questions essentielles. Et qui m’aident aussi à me replacer avec mes enfants ! Parce que je continue à réfléchir, je continue à prendre conscience de mes erreurs et à travailler pour être une meilleure maman avec eux. Merci donc <3

  • Merci de mettre en mots si justes toutes mes convictions.
    Hier encore passait à la radio une émission consacrée à «la fessée pour ou contre» et j’ai été révoltée d’entendre que nombreux sont ceux qui cherchent à se cacher derrière des unités de mesures sans considérer le geste dans tout son impact. Un débat stérile…

    Je suis ravie que le sort de nos enfants soit enfin considéré, et j’espère de tout mon coeur que cet amendement amène une réflexion constructive en chacun de nous, une prise de conscience et un accompagnement de nos enfants vers l’accomplissement de tout ce qu’ils sont.

  • Mon conjoint a eu d’une première union 2 enfants, il avais 22 et 25 ans ils les a élevés à coups de fessés à coups de cuillère en bois. Aujourd’hui il voit les choses sous un autre angle.
    On parlait éducations avec sa fille de 20ans. Son papa c’est tout simplement excusé, qu’il regrettait l’éducation qu’il lui a donnée, c’est excuser des paroles tres dure qu’il lui a dis lors de sont divorce ( c’est de ta faute, tu a été une enfant tres dure), aujourd’hui il a beaucoup de regret. Et pour cette remise en question je suis extrêmement fier de lui car à 46 ans c’est pas facile.

    Ps: sa fille lui a quand même dis qu’elle avait mérite toutes les fessés 🙁

    • C’est effectivement une belle prise de conscience, et surtout une grande marque à la fois d’intelligence, d’humilité et de respect envers ses enfants que d’avoir reconnu qu’il aurait pu/du faire autrement. Même si les excuses ne règlent pas tout, elles ont le mérite de rétablir l’équilibre, ça ouvre la porte sur l’après ! Il va pouvoir construire autre chose maintenant avec eux, c’est ce qui compte 🙂 Bravo à lui !

    • De rien 🙂 Désolée pour le temps que j’ai mis à te répondre, ton commentaire avait été filtré dans la file d’indésirables, je ne sais pas pourquoi !

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