Allaiter et travailler ?

Lorsque j’ai repris le travail en octobre 2014, mon petit Marin, allaité, avait 4 mois et le sevrage n’était pas du tout à l’ordre du jour (ni même de la première année, il sera finalement complètement sevré au bout de 15 mois). J’ai donc pris la décision de concilier travail et allaitement, et vous étiez nombreux (oui, des papa aussi!) à m’écrire ou à m’interroger sur mon précédent blog concernant mon expérience sur la question. Je republie donc ici ce billet, initialement paru en décembre 2014.

Allaiter et travailler, c’est possible?

Socialement, il est plutôt admis que non. Tout dans la société, de l’entourage à la pub en passant par le corps médical, répète aux femmes qu’il faut que l’enfant soit sevré à la reprise du travail, que c’est plus facile, moins fatiguant, mieux pour l’enfant, plus pratique pour la nounou, ou toute autre raison qui vous conviendra. Dès lors, très peu de femmes font le choix de poursuivre l’allaitement à la reprise du travail, certaines car elles n’ont simplement pas envie mais beaucoup, aussi, parce qu’elles sont persuadées que c’est impossible, et qu’elles sont trop effrayées par la liste des obstacles qu’on leur dresse quand elles évoquent l’idée.

Et c’est vrai qu’il y a de quoi, être effrayée. L’allaitement au travail est un cercle (malheureusement) vicieux : peu de femmes poursuivent l’allaitement, alors l’allaitement est peu présent dans l’entreprise. L’allaitement est peu présent dans l’entreprise, alors l’entreprise se soucie peu de l’allaitement. L’entreprise se soucie peu de l’allaitement, alors les femmes rencontrent de grandes difficultés à maintenir leur allaitement. Les femmes rencontrent de grandes difficultés à maintenir leur allaitement, alors faute d’aide elles arrêtent et l’allaitement est encore moins présent dans l’entreprise. Et ainsi de suite. A tel point que très peu d’employeurs, aujourd’hui, sont capables de parler des dispositions légales en matière d’allaitement au travail, tout simplement parce que c’est une situation à laquelle ils ne sont quasiment jamais confrontés et qui, bien souvent, leur paraît assez fantaisiste. A quoi bon, après tout, quand on a la possibilité de donner des biberons? Avant de poursuivre, vous trouverez ci-dessous un récapitulatif de ce que prévoit la loi, aujourd’hui, en matière de droit à l’allaitement au travail :

Allaitement au travail, ce que dit la loi – Site de la Leache League France

Pourtant, et contrairement à ce que la majorité des gens pensent, allaiter et travailler, c’est possible.

Allaiter et travailler, c’est facile?

On a dit que c’était possible. Pas que c’était facile et clairement, le monde de l’entreprise fait assez peu de cas de ce choix qu’est l’allaitement au travail. Trop nombreux sont les témoignages de femmes contraintes de tirer leur lait dans les toilettes (qui accepterait de recevoir, au restaurant ou à la cantine du boulot, une nourriture préparée dans les WC? Alors peut-on m’expliquer pourquoi les bébés allaités sont aussi souvent exclus de cette pourtant basique règle d’hygiène? Ah oui, pardon, toujours ces fameux biberons qu’il serait tellement plus simple de choisir pour arranger tout le monde…sauf la mère?), trop nombreuses sont les femmes ne disposant que d’une pièce sans possibilité de s’isoler (quand elle n’est pas carrément ouverte sur les bureaux, ou vitrée sans rideaux…), n’ayant rien pour stocker leurs recueils sur la journée (pas de réfrigérateur, par exemple), ou tout simplement n’ayant pas autorisation d’interrompre leur activité sur la journée pour aller tirer leur lait alors que, rappelons-le, la loi accorde clairement ce droit aux femmes souhaitant allaiter sur leur lieu de travail. Dans ces cas là, certaines décident de se battre, mais le risque est parfois grand de vivre ensuite des situations délicates que connaissent déjà bien trop souvent les femmes, de façon générale, dans le monde du travail.

Alors non, allaiter et travailler, ce n’est pas forcément simple, ça peut même être sacrément compliqué. Mais quand on a la chance d’avoir une entreprise qui accueille ce choix avec respect, il devient de fait beaucoup plus simple de concilier ses choix et sa vie professionnelle, et cela pose dès lors d’autres questions : quel matériel, comment se préparer, comment faire du stock?. Avec une première expérience du tire-allaitement pour Lou alors que j’étais indépendante, et une seconde actuellement pour Marin alors que je suis salariée à temps plein, voici les quelques conseils que je peux tirer de mon vécu :

Le matériel :

1) Pour tirer son lait, il est indispensable d’avoir du matériel de bonne qualité pour plusieurs raisons :

  • Ne pas avoir mal, d’abord et avant tout. Du mauvais matériel peut se révéler douloureux, causer des crevasses, et finir par décourager complètement la mère.
  • Opérer une stimulation efficace. Un mauvais tire-lait et la mère peut croire que c’est son corps qui ne parvient pas à exprimer le lait, alors que c’est la mauvaise qualité de son matériel qui bloque le processus (à noter que certaines femmes n’y parviennent pas même avec du bon matériel, on en parlera plus bas)
  • Recueillir le lait le plus rapidement possible. Dans mon cas c’est important par exemple : si mon entreprise ne voit aucun inconvénient à ce que je tire mon lait et à ce que je m’organise comme je l’entends pour cela sur ma journée, elle tient aussi à ce que je dépointe les moments de tirage, ce qu’on ne peut pas lui reprocher puisqu’elle applique la loi : les temps de tirage sont non-rémunérés dans les textes. De fait, les 25 minutes que je prends quotidiennement pour effectuer mes tirages en deux fois doivent être récupérés. Cela me fait arriver plus tôt le matin, reprendre plus tôt le midi, plus je tire vite mieux c’est pour ma pointeuse. Un tire-lait efficace me permet de rester zen par rapport à cette contrainte du temps, je ne me dis pas « il faut que je me dépêche », ou ne suis pas sans cesse à vérifier que les biberons se remplissent. Le stress est un facteur bloquant qui n’est plus à démontrer!

2) Il existe deux sortes de tire-lait : le manuel et l’électrique. Pour un tirage quotidien efficace au travail, l’électrique est indispensable, en version double pompage : on tire sur les deux seins en même temps, ce qui améliore la stimulation et permet de recueillir deux fois plus vite qu’en procédant un sein après l’autre. Le tire-lait manuel conviendra pour un tirage occasionnel, par exemple lorsque l’on a besoin d’une petite quantité de lait pour un moment où l’on a pas la possibilité d’emmener notre bébé. Au quotidien, il ne stimulera pas suffisamment, et peut représenter un risque pour le maintien de la lactation en l’absence du bébé (ce n’est pas une vérité absolue, mais beaucoup d’expériences s’expriment en ce sens, n’hésitez pas à témoigner de vos vécus en commentaires)

3) Il existe une multitude de tire-laits différents. Certains sont stars dans leur domaine, comme le Symphony de Medela, ou le Calypso de Ardo (c’est le modèle que j’utilise). De différents poids et tailles, ils correspondent à différents besoins : un tire lait qui ne se déplace pas (par exemple, la mère a un bureau privatif et le tire-lait reste au travail) peut être gros et lourd, quand un tire lait destiné à une femme qui doit le transporter plusieurs fois par jour sera apprécié compact et léger (c’est le cas du mien : je l’amène le matin, le ramène le soir, le transporte 4 fois par jour pour aller dans la salle dont je dispose…heureusement qu’il ne pèse pas trois tonnes!). Alors comment choisir, et où trouver les différents modèles possibles? Ce qu’il faut retenir, c’est que dans beaucoup de cas les pharmacies ne sont pas, contrairement à ce que l’on pourrait logiquement penser, des lieux appropriés pour ce type de matériel. Elles ne disposent souvent que d’un seul modèle, loué assez cher avec de fréquents problèmes de prise en charge sécu ou mutuelle, procèdent à des sur-facturation, et ne disposent d’aucune formation pour permettre aux mères d’allaiter au travail…là encore les témoignages en ce sens sont nombreux. Si des pharmaciens passent par ici, merci de ne pas hurler à la diffamation, je témoigne de ce que les mères rapportent depuis longtemps déjà! Et je suis sûre que vous aurez à coeur de vérifier (et faire évoluer le cas échéant) le protocole de votre officine après la lecture de ce billet ;)

Bref, mieux vaut s’orienter vers des spécialistes, comme la plateforme Grandir Nature, qui dispose d’un grand nombre de modèles et dont les conseillères sont formées et compétentes. Elles analyseront avec vous les besoins précis de votre situation d’allaitement au travail (ou toute autre situation nécessitant un tire-allaitement d’ailleurs), avec pour but de vous aider à trouver la meilleure des formules pour que vous puissiez mener à bien votre projet d’allaitement. J’insiste un peu là dessus car c’est suffisamment rare dans le secteur pour être souligné. Vous pourrez changer de tire-lait jusqu’à obtenir celui qui vous convient, être conseillée autant que nécessaire…ce genre de structures spécialisées font déjà tomber bien des barrières en donnant un accès fiable et sécurisant aux mères ayant besoin de tirer leur lait.

Bien se préparer

Anticiper

Le corps n’est pas une machine qu’il suffit de mettre en route pour que ça tourne, et tirer son lait est un processus qui nécessite d’être enclenché bien avant la reprise, pour familiariser l’organisme avec cette nouvelle sollicitation, d’autant qu’elle est mécanique : la stimulation du tire-lait est différente de celle du bébé, et le corps n’y répond pas de la même manière. C’est d’ailleurs pour cela que certaines mères, malgré toute la volonté du monde et toute la préparation possible, n’arriveront jamais à tirer leur lait en l’absence de leur enfant. Ce qui ne signifie pas qu’elles ne produisent pas assez de lait pour leur petit : le corps refuse simplement de répondre à la sollicitation étrangère, alors qu’il débordera de lait pour l’enfant.

Anticiper permet aussi de faire du stock avant la reprise, histoire de partir au travail la tête libérée de l’angoisse des premières quantités. A chaque essai de tirage dès réception du tire-lait, congelez ce que vous récoltez, même si ce n’est que 10ml! Cela permettra d’avoir des doses d’avance à donner à la nounou les premiers temps, pour compléter le lait frais de la veille par exemple si vos récoltes du début sont un peu justes.

Pour se préparer, il a plusieurs possibilités :

– Créer des tétées “fictives” : aux tétées de l’enfant, on rajoute un ou plusieurs temps de tire-lait quotidiens (en prenant soin de les éloigner des tétées réelles pour d’une part avoir quelque chose à tirer lors de l’utilisation de l’appareil, pour ne pas démarrer une tétée avec les seins trop peu remplis pour l’enfant, mais surtout pour ne pas risquer d’opérer des drainages complets du sein ou autres situations qui peuvent causer des soucis ultérieurs).

– Tirer sur un sein pendant que l’enfant tète l’autre. On profite ainsi de la montée de lait déclenchée par le petit, ce qui peut faciliter la mise en place du tirage.

– Apprendre à déclencher des montées de lait avec la stimulation du réflexe d’éjection

Cette liste n’est pas exhaustive, elle représente ce que j’ai pu expérimenter moi-même, et discuter avec d’autres mères pratiquant le tire-allaitement. Vos conseils, avis et expériences sont les bienvenus en commentaires.

Connaître son matériel

Tous les tire-lait ne fonctionnent pas de la même façon, et ne disposent pas des mêmes équipements. Anticiper au maximum l’acquisition du matériel permet de se familiariser avec son fonctionnement, ses accessoires, et surtout avec ses réglages.

Si je prends mon exemple, j’utilise le tire-lait Calypso de Ardo. Ce tire-lait est livré avec un kit d’accessoires comprenant les deux biberons de recueil (+ deux bouchons à vis pour les fermer hermétiquement) et 4 paires de téterelles différentes (les téterelles sont les éléments que l’on pose sur le sein). Deux téterelles sont les téterelles de base, à visser sur les biberons pour tirer le lait. Les autres viennent s’adapter sur les téterelles de base pour en réduire la taille ou en modifier la forme (voir photo). Ceci est très utile: dans mon cas, j’utilise sur le sein gauche la téterelle de base qui convient à la taille et à la forme de mon sein, mais sur le sein droit j’utilise la plus petite des tailles, que j’adapte sur la téterelle de base. C’est avec cette combinaison que j’obtiens le plus de lait, même si l’utilisation des téterelles de base sur les deux seins me permet également d’exprimer une certaine quantité de lait. En ajustant pour chaque sein, la différence de recueil avoisine les 100ml, c’est beaucoup! Mais pour en arriver à ce constat, j’ai pratiqué plusieurs tirages avec des combinaisons différentes. J’ai même changé de combinaison en cours de route, après trois semaines de travail, pour adapter l’utilisation de mon tire lait à l’évolution de ma lactation et de la forme de mon sein au fil de l’allaitement.

tire_lait_Calypso_Ardo
Grandir Nature livre le tire lait avec tout le matériel, y compris le sac de transport, la glacière et 3 pains de glace. Le kit d’accessoires comprenant biberons et téterelles est toutefois à payer en supplément (une trentaine d’euros) car il vous appartient et ne sera pas renvoyé en fin de location pour des raisons évidentes d’hygiène, chaque femme possède son propre kit. On voit sur l’image les deux biberons montés avec les téterelles de base, et dans la glacière les 3 paires permettant d’ajuster. On insère la nouvelle téterelle dans la téterelle de base.

A la combinaison des téterelles peut s’ajouter la combinaison des réglages mécaniques. Mon tire-lait propose un réglage pour la force de succion (aspiration), et un réglage pour la durée de la succion (cycle), autrement dit le temps où le mamelon va rester en position “tiré” pour éjecter le lait. Toujours dans mon cas, je sais qu’il me faut un réglage de 9/10 en aspiration, et de 6/10 en cycle pour déclencher une montée de lait, puis rester à 9/10 d’aspiration mais descendre à 4/10 de cycle pour remplir l’essentiel de ma session de tirage. Je sais aussi que mon sein droit exprime plus lentement que mon sein gauche, et qu’une fois le biberon gauche rempli en mode 9/4 je dois passer à 9 d’aspiration et 3 de cycle (plus le chiffre de durée est proche de 0, plus la position “tirée” est longue) pour finir de remplir mon biberon droit.

Ca vous paraît compliqué? Ca l’est, du moins au début. Avec la pratique, ça devient très simple et routinier. Mais ça montre bien que tirer son lait ce n’est pas forcément une évidence pour le corps, et que c’est une pratique qui nécessite un certain nombre d’ajustements, de tests, et d’analyse au fur et à mesure pour obtenir le rendement optimal et le meilleur rapport entre temps passé et quantité récoltée.

Comment stimuler?

Mais on a beau parfois se préparer au maximum, éprouver tous les réglages, toutes les combinaisons que l’on veut : ça ne marche pas. Ca arrive, les mères qui témoignent ne pas pouvoir tirer, par exemple, plus de 20ml après 25 minutes de séance ne sont pas si rares. La facilité à déclencher un réflexe d’éjection joue sur cela, et pour certaines il suffira d’apprendre comment stimuler ce réflexe d’éjection pour finalement réussir à tirer, mais pour certaines il sera effectivement impossible d’y arriver, malgré toutes les astuces de la Terre. Tirer son lait n’est pas une science exacte, et entre la théorie et la pratique, il y a parfois des montagnes bien impossibles à franchir.

Il existe donc des petits trucs à essayer pour déclencher le réflexe d’éjection et exprimer plus de lait, qui ne fonctionnent pas pour toutes mais c’est bien de les connaître :

  • Emporter avec soi un petit vêtement portant l’odeur du bébé
  • Emporter avec soi une photo du bébé
  • Penser au bébé pendant le tirage, le visualiser en train de jouer, ou de rire, ou de faire quelque chose qui nous émeut
  • Se concentrer sur la sensation procurée par le tire-lait sur le sein. Dans mon cas cela déclenche instantanément la montée de lait.
  • Visualiser le chemin d’éjection du lait du sein à l’extérieur (très efficace pour moi là encore. Ceci est d’ailleurs valable aussi pour l’accouchement. Ma sage-femme m’avait dit de toujours garder en tête l’image de mon bébé descendant vers la sortie, de voir le chemin qu’il empruntait)
  • Pratiquer l’extraction manuelle (vidéo) en fin de tirage pour récupérer plus de lait.
  • Consommer des tisanes d’allaitement sur le lieu de travail, pour favoriser la lactation (je n’en ai jamais pris, mais cela reste une option)

Liste non exhaustive encore une fois, n’hésitez pas à l’étayer de vos propres astuces.

Dans quoi transporter/conserver le lait?

Une glacière avec pains de glace est indispensable pour les trajets. Un réfrigérateur sur place ou une glacière électrique pour la journée. Il existe de multiples contenants pour stocker du lait maternel mais pour ma part j’utilise 3 choses :

– Tirage du matin : 2x 180ml (je remplis les biberons de mon Ardo), transvasés dans les pots de conservation Avent. Matériel très solide, je les utilise depuis mes premiers tirages pour Lou, jamais renouvelés, toujours impeccables.

– Tirage de l’après-midi : 2x180ml, que je laisse dans les biberons Ardo vu que je ne fais pas de 3ème tirage.

– Congélation de l’excédent, constitution de stock : sachets de congélation du lait maternel Lansinoh. Excellent produit, très pratique, stockage du lait à plat dans le congélateur donc gain de place maximal, zone dédiée à l’écriture de la date, de la quantité, du prénom même (en cas de garde de plusieurs enfants allaités chez une nounou par exemple), et de l’heure de tirage (le lait du matin est différent de celui du soir, on peut décider d’adapter le sachet qu’on laisse à la nounou en fonction du moment de la journée auquel il est destiné).

La Leche League vous dira tout ce qu’il faut savoir sur la conservation du lait maternel au quotidien.

Ma journée de tirage se découpe ainsi : le matin, je récupère au congélateur mes pains de glace, j’embarque ma glacière et mon matériel. En arrivant au travail, je mets la glacière au frigo pour maintenir les pains de glace bien froids. Premier tirage de la journée vers 11h, je transvase dans mes pots et place le tout dans la glacière au frigo. Pause déjeuner, je nettoie mon matériel. Deuxième tirage de la journée (vers 16h30), je laisse le lait dans les biberons Ardo et dépose le tout dans la glacière qui reste au frigo jusqu’au départ de 18h. De retour à la maison (18h45/19h), je place tout au frigo. J’attends le débrief de ma nounou sur la consommation de Marin le jour même, afin de préparer ses quantités du lendemain, et l’excédent file au congél. Je tire environ 650ml à 720 ml par jour (en deux tirages, c’est énorme, j’en ai bien conscience, je dois faire partie des OVNI du tire-allaitement…). Depuis le début de la diversification, au moins 180 partent quotidiennement au congélateur.

Pour résumer :

  • Allaiter et travailler, dossier complet de la Leche League
  • Lactissima, le blog spécialement dédié à l’allaitement au travail, par Véronique Darmangeat (consultante IBCLC).
  • Le matériel : électrique double pompage pour un usage quotidien
  • Où trouver le bon tire-lait adapté à sa situation : Grandir Nature. Eviter les pharmacies
  • Prise en charge : la sécurité sociale rembourse la location du tire lait jusqu’au 12 mois de l’enfant, à raison de 12,07€ par semaine le premier mois puis 8,80€ les 11 mois suivants, sur présentation d’une ordonnance de location rédigée par votre médecin traitant. Les organismes de location louent le plus souvent le matériel au tarif Sécurité Sociale, si non la part supplémentaire peut être prise en charge par votre mutuelle.
  • Bien se préparer : anticiper en s’équipant tôt, habituer son corps à la stimulation, bien comprendre le fonctionnement de son matériel (mais aussi de son corps et de la mécanique de l’éjection du lait), tester les réglages et comparer les rendements de plusieurs configurations.
  • Tester des petites astuces de stimulation pour obtenir plus de lait, utiliser des tisanes d’allaitement.

Je serai ravie de lire vos expériences d’allaitement au travail, bonnes ou mauvaises, tout témoignage en ce domaine est précieux ! Et bravo aux courageux lecteurs venus à bout de ce billet fleuve^^

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6 commentaires

  • Je confirme que c’est possible, avec un peu de volonté et d’organisation ! Car non, il n’y a pas que les mères au foyer qui allaitent leur petit !

    Reprise du travail à 80% aux 6 mois et demi de mon petit. Tirage 2 fois par jour (1 fois le matin, 1 fois l’après-midi) au boulot pendant… 1 an.

    J’ai arrêté de tirer aux 18 mois de Loulou, après les vacances d’été
    Aujourd’hui, il a 27 mois, il est toujours allaité 😉 Comme quoi, rien n’est impossible…
    Bon allaitement à toutes 😉

  • Deja j’adore votre blog ???? Je confirme aussi, j’ai repris aux 9 mois de ma fille et aujourd’hui elle en a 30 et c’est une serial-teteuse !!! Pourtant je bosse à temps plein j’ai tiré un peu au début mais c’était pas hyper efficace et elle en voulait pas autrement qu’à la source LOL
    Quand on veut on peut !!! Je souhaite de belles aventures lactées pour toutes les working mam’s qui le souhaitent.

    • Bonjour Maryem, désolée pour le retard de publication de votre commentaire, mon antispam l’avait filtré je ne sais pas pourquoi…je viens de rectifier 🙂 Merci pour votre témoignage 🙂

  • oui, c’est possible mais sacrément difficile!! reprise du travail au 3 mois de ma puce, allaitée à 100% jusqu’à ses 5 mois1/2! Il faut dire que ça n’est pas facile quand tu peux tirer ton lait que le midi (eh oui, tu vois l’instit lacher sa classe en plein milieu des apprentissages?? ou lacher ses élèves sans surveillance pendant la récré???),, quand tu ne dors que 2h30 par nuit (parce que la nuit, elle adoooore téter!!), quand tu as un grand-petit de 2 ans et une hyperthyroidie!! franchement, c’est très dur!! faisable mais très dur… On a continué les tétés jusqu’à ses 8 mois.

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